Vendredi 14 décembre 2007
Dans un article intitulé "À Marseille, un ancien député socialiste rallie Gaudin", Le Figaro (vendredi 14 décembre 2007) rapporte les propos de Patrick Mennucci directeur de la campagne du candidat PS à Marseille "«Jean-Claude Gaudin est inquiet et accélère sa campagne. Un sondage de l’UMP évoqué par Patrick Devedjian montre que l’écart se resserre à 48-52 et, dans le premier secteur, on serait à 50-50 !» «Faux !» rétorque Jean-Claude Gaudin qui nie l’existence de ce sondage de l’UMP : «J’ai fait réaliser deux sondages. J’en ai publié un parce que Jean-Noël Guérini en avait publié un tronqué. Nous nous portons très bien. Nous progressons», affirme-t-il". La guerre des sondages par media interposé se poursuit dans la cité phocéenne. Nouvel épisode après celui du mois de novembre (cf. notre post). Qui dit vrai ?
par SurveySay publié dans : Usages des sondages
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Dimanche 9 décembre 2007
rocard.jpgLe Nouvel Observateur (6 décembre 2007) publie des extraits du livre de Ségolène Royal. L'un d'entre eux relate une visite de Michel Rocard au QG de la candidate. L'ancien Premier ministre lui aurait alors dit : "«Oui, reprend-il, tu n'y arriveras pas. Je suis le meilleur candidat. Il faut que tu te désistes en ma faveur.» Il sort alors d'un classeur une liasse de sondages surlignés au feutre. Je comprends que l'acte de destitution est prêt. Michel me dit : «Tu vois, j'ai les sondages. Depuis des années, j'ai les sondages. C'est moi le plus populaire dans la durée. Tu dois te retirer.»"

Cette anecdote illustre à quel point Michel Rocard n'a pas encore fait le deuil de ses ambitions présidentielles. Surtout, il montre comment une mauvaise interprétation des chiffres peut conduire à des erreurs stratégiques. En l'occurence, Michel Rocard reste certes très populaire, et a longtemps bénéficié de cote de satisfaction enviable, mais cette longévité sondagière ne lui donnait pas une légitimité suffisante pour incarner la candidature du PS
par SurveySay publié dans : Effets des sondages
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Jeudi 6 décembre 2007

SIG

single-curve.jpgLa rumeur existe depuis plusieurs mois : l'Elysée pourrait créer une Direction de la Communication qui absorberait le Service d'Information du Gouvernement, jusqu'ici rattaché à Matignon. Le Point (jeudi 6 décembre 2007) confirme : "idée hautement stratégique : avec 10 millions d'euros de budget annuel, le SIG a la haute main sur la communication des ministères. Il consacre aussi 2 millions par an à des études d'opinion dont les résultats ne sont pas toujours publiés, mais qui conforte le chiffre d'affaires des instituts de sondages". Rattacher le SIG à l'Elysée, véritable centre du pouvoir, ne ferait que mettre en adéquation l'organigramme administratif avec la réalité. Et, l'idée d'intégrer l'activité "études d'opinion" à cette éventuelle Direction de  la Communication semble indiquer que la Présidence perçoit les sondages davantage comme des outils de communication que des outils de connaissance.
par SurveySay publié dans : Usages des sondages
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Mercredi 5 décembre 2007
Delano-Panaf.jpgUn sondage CSA pour le Nouvel Observateur et Paris Cap’ indique que les listes PS/PC de Bertrand Delanoë obtiendraient 44% des voix au premier tour des prochaines élections municipales contre 37% aux listes UMP de Françoise de Panafieu, 7% aux listes MoDem conduites par Marielle de Sarnez et 5% aux listes des Verts de Denis Baupin. Les listes de la LCR (4%) et du Front national (3%) obtiendraient des scores plus fiables. Au second tour, 49% des Parisiens préféreraient que Bertrand Delanoë fasse alliance avec Les Verts, contre 38% de partisans d’une union PS/MoDem.

En terme de popularité,
Bertrand Delanoë obtient 77% de bonnes opinions et devance largement les autres personnalités testées. Jean-Marie Cavada, tête de liste UMP dans le XIIe arrondissement, obtient 58% d’opinions devant Rachida Dati (51%) et Françoise de Panafieu (44% contre 43% de mauvaises opinions).

L'annonce des tête de liste UMP semble avoir permis à l'UMP de rattraper un partie de son retard sur la gauche, même si le rapport de force reste encore clairement en faveur de l'équipe sortante, qui n'a pas encore annoncer ses têtes de listes.


Sondage réalisé par téléphone du 26 au 28 novembre 2007 auprès d’un échantillon de 808 parisiens, selon la méthode des quotas.
par SurveySay publié dans : Municipales
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Mardi 4 décembre 2007
royal.jpgDans un article intitulé "Segolène Royal, opération reconquête" (mardi 3 décembre 2007), Le Monde indique que "l'économiste Thomas Piketty, [...] a proposé à l'ancienne candidate de travailler à partir du script du débat télévisé avec Nicolas Sarkozy, en mettant en parallèle les propositions avancées par les deux candidats et les sondages recueillis à chaud évaluant leur crédibilité."

Ce retour sur les faiblesses de la campagne, et notamment lors du débat télévisé, est un élément important pour une future campagne éventuelle de Ségolène Royal : il faut comprendre ses erreurs pour ne pas les commettre à nouveau. Dans ce cadre, la mise en parrallèle rétrospective des propositions émises par la candidate lors du débat et de la façon dont elles ont été reçues par les Français telle que les sondages la rapporte permettra de cerner les incompréhensions, et d'ajuster le discours et le programme. 
par SurveySay publié dans : Usages des sondages
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Lundi 3 décembre 2007
Royal-6.jpgDans le Journal du Dimanche (2 Décembre 2007, "Royal: L'heure des "retrouvailles""), Pascale Amaudric indique que Ségolène Royal insiste dans son livre Ma plus belle histoire , c'est vous "sur les "forces" de l'adversaire Nicolas Sarkozy, qui avait à sa disposition "tout l'appareil d'Etat, qui pouvait manipuler les sondages et la presse, qui pouvait compter, lui, sur un parti uni et mobilisé", etc. La liste est longue."

Ces accusations de manipulation des sondages, qu'elles soient exprimées par des responsables politiques ou des medias (cf. notre post), ne sont pas anodines, notamment dans le cadre d'une compétition électorale en démocratie. Mais sans preuve pour les étayer, les accusations se réduisent à des insinuation ou pire à de la calomnie. Nous demandons à nouveau que soient produites les preuves de ces manipulations, afin le cas échéant d'assainir certaines pratiques.
par SurveySay publié dans : Usages des sondages
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Dimanche 2 décembre 2007
Dans un article intitulé  "Son "communicant" ? Lui-même" (Journal du Dimanche, 2 décembre 2007), Florence Muracciole indique que Nicolas Sarkozy "teste les idées qui lui viennent à l'esprit à force d'étudier l'opinion. Pas un sondage ne lui échappe. Il prend le pouls de la France à travers les courbes de popularité qui le concernent, lui et l'ensemble du personnel politique, et bien sûr des enquêtes sur le moral des Français, leurs préoccupations, leurs envies, leurs refus." Nouvelle confirmation de l'intérêt et d el'attention portée par le Chef de l'Etat aux enquêtes d'opinion.

Plus étonnant, l'article révèle ensuite que "si tous les patrons d'instituts de sondages ont leurs entrées à l'Elysée, Patrick Buisson, ancien journaliste classé très à droite - il a officié à Minute, au Crapouillot, à Valeurs Actuelles puis, plus récemment, à LCI aux côtés de Michel Field dans Politiquement show - aujourd'hui politologue, a gagné, lui, ses galons de M. Opinion auprès du Président, même si Julien Vaulpré est son conseiller officiel en la matière. "Nicolas a été bluffé par Buisson lorsque celui-ci avait annoncé en 2005 la victoire du non au traité constitutionnel sur l'Europe", raconte un proche qui se souvient que, lors de la décoration qu'il a remise à l'ancien complice de Field, le Président s'est plu à rappeler le fait d'armes de l'impétrant."

Deux réflexions. Premièrement, un ancien journaliste supplémentaire dans l'entourage de Niolas Sarkozy, après Catherine Pégard (Le Point) et George-Marc Benamou (Globe), preuve de l'attention accordée au système médiatique. Deuxièment, c'est une prédiction sur la base de sondages qui a étonné  le Président. Pourtant, Nicolas Sarkozy ne devrait pas ignorer l'absence de valeur prédictive aux sondages : un sondage ne dit pas l'avenir, il montre le présent. L'utilisateur n'est pas toujours un fin connaisseur.
par SurveySay publié dans : Media, journalistes et sondages
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Jeudi 29 novembre 2007
Dans un article intitulé "Le grand rêve de Besancenot", Le Nouvel Observateur (29 novembre 2007) analyse la popularité du dirigeant de la LCR : "Voilà donc l'envers de Sarkozy, son antimatière ! Voilà donc l'antidote, par les sondages adoubé ! Voilà l'automne d'Olivier Besancenot : Monsieur 40% de popularité pour BVA (33% pour la Sofres), aussi aimé que Ségolène Royal, seul politique de gauche à défier l'ennemi... " En mal de leader, la gauche devrait prendre garde à ne pas confondre (à nouveau ?) la popularité et le vote.
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par SurveySay publié dans : Hommes politiques et sondages
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Mercredi 28 novembre 2007
Fight.jpgDans un article intitulé "À Marseille, Gaudin fait la course en tête devant Guérini" (Le Figaro (mercredi 28 novembre 2008) rappelle qu'en septembre "un sondage dévoilé par le socialiste donnait les deux rivaux au coude-à-coude dans les «souhaits de victoire». Pour répliquer à cette enquête, le maire de Marseille a dévoilé son propre sondage, qui lui est nettement plus favorable. Réalisé par TNS Sofres auprès de 700 personnes, du 11 au 13 octobre, alors que celui de BVA pour le PS avait été effectué du 20 au 24 sep­tembre auprès de 800 personnes, il donne Jean-Claude Gaudin vainqueur avec 55% d’intentions de vote contre 45% à Jean-Noël Guérini." Voilà une illustration frappante d'un usage des sondages que nous n'avions pas encore aussi clairement identifié : l'affrontement politique par sondage interposé. Dans cette bataille à coup de chiffres, chacun des deux camps en présence (le Maire en place, UMP, et son opposant PS) fait appel à un institut de sondages différents. A la différence d'autres pays, comme les Etats-Unis par exemple, les instituts de sondages français affichent une neutralité politique et partisane. Mais le choix d'un institut différent de celui qui a réalisé le premier sondage montre le manque de confiance des politiques, peut-être plus soupçonneux, dans l'impartialité des instituts.

Surtout, ce fait illustre l'utilisation du sondage comme arme politique. La publication du premier sondage a été ainsi ressentie comme un cassus belli, qui ne pouvait rester sans réponse :"«Nous ne pouvions pas rester inactifs après la publication du sondage tronqué du PS qui ne mesure pas les intentions de vote mais les souhaits de victoire», commente Claude Bertrand, directeur de cabinet de Jean-Claude Gaudin" Evidemment, si les résultats du second sondage n'avaient pas été satisfaisants, ils n'auraient pas été publiés. On ne combat qu'à armes égales.
par SurveySay publié dans : Usages des sondages
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Mercredi 28 novembre 2007
Hollande-2.jpgDans un article intitulé "Hollande se prépare déjà pour la présidentielle" Le Figaro (mardi 27 novembre 2007) indique que "Dans les sondages, le premier secrétaire demeure toujours à la traîne des autres leaders socialistes. François Hollande n’a pas l’air de douter pour autant." Le Maire de Tulle  conserve tous ses espoirs  pour l'échéance de 2012. Il doit savoir que les 4 années qui nous séparent du prochain scrutin pourront être mises à contribution pour modifier son image et refaire son retard dans les sondages. Il comprend sans doute également que sa fonction de Premier secrétaire du PS, fonction qu'il occupe depuis 10 ans, l'empêche d'avoir une parole aussi libre que celle des autres socialistes. En revanche, François Hollande n'a pas su tirer parti dans les sondages de cette position de premier opposant naturel, comme l'avait fait François Mitterrand au tout début des années 1980.
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Mardi 27 novembre 2007
 
Dessin de Pancho publié dans Le Monde (Lundi 26 novembre 2007)
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Jeudi 22 novembre 2007
Le Nouvel Observateur (jeudi 22 novembre 2007) publie un article sur Rachida Dati intitulé "l'ivresse de la favorite" dans lequel le lecteur apprend que sa candidature à Paris avait été envisagée ailleurs que dans le VIIème arrondissement : "Se place-t-on sur le terrain de la politique, qu'elle manie la langue de bois, assurant par exemple qu'il n'a jamais été question  qu'elle se présente aux élections municipales dans le XIIème arrondissement, alors que l'UMP a testé sa candidature dans un sondage".

Quelles sont les raisons qui ont finalement conduit la Garde des Sceaux à préférer une candidature dans le VIIème arrondissement ? La certitude d'une victoire dans un des arrondissements les plus à droite de la capitale ou l'annonce par les sondages
d'une défaite dans l'arrondissement qui a fait basculé Paris à gauche en 2001
par SurveySay publié dans : Effets des sondages
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Lundi 19 novembre 2007
Tableau récapitulatif de la popularité de l'exécutif

Institut Dates Nicolas Sarkozy   François Fillon
    + -   + -
TNS 24 et 25 Octobre 2007 53 42   44 47
Ipsos 9 et 10 Novembre 2007 58 39   48 43
Ifop Du 8 au 16 Novembre 55 44   52 44
CSA 14 et 15 Novembre 51 40   41 43
BVA Du 8 au 10 Novembre 2007 55 38   42 40

La popularité du Président de la république et du Premier ministre est mesurée et suivie par l'ensemble des instituts de sondages. Mais les chiffres publiés ne sont pas identiques, voire parfois divergents. Ainsi, François Fillon est minoritaire dans l'opinion pour tous les instituts sauf l'ifop. Ces différences s'expliquent par trois éléments :

1) Les dates de terrain : les enquêtes ne sont pas toutes réalisées au même moment. Or, l'opinion est très réactive à l'évènement et à l'actualité. Une déclaration, un discours, une émission

2) Les méthodes d'interrogation : Interrogation par téléphone pour IPSOS, Ifop et CSA alors que le face-à-face est préféré par TNS et BVA

3) Le questionnement : Les différents instituts ne posent pas des questions identiques. Le terme générique de "popularité" masque en réalité de questions de confiance, de jugement, de satisfaction et d'opinion  :
TNS :  "Faites-vous tout à fait confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas du tout confiance à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?"
IPSOS : "Quel jugement portez-vous sur l'action de Nicolas Sarkozy en tant que président de la République ?" (Favorable / Défavorable)
Ifop : "Etes-vous satisfait ou mécontent de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?"
CSA : "Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?"
BVA : "Quelle opinion avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?" (Bonne/Mauvaise)
par SurveySay publié dans : Exécutif
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Dimanche 18 novembre 2007
Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche (18 novembre 2007), la cote de popularité de Nicolas Sarkozy perd 4 points en novembre mais une majorité de Français (55%) demeure satisfaits de son action en tant que président de la République (contre 44% de personnes interrogées qui se déclarent mécontentes). Alors que le climat social se tend, le chef de l'Etat enregistre un recul marqué pour atteindre un niveau qui correspond à son plus bas score depuis sa prise de fonction. La fin de l'état de grâce, qui a culminé en août 2007 (69%), est actée. Pourtant, le Président obtient une cote de satisfaction majoritaire, sans doute en raison du large soutien qu'apportent les Français à la réforme des régimes spéciaux. Pour sa part, le Premier ministre ne perd qu'un point (52% de satisfaits contre 44% de mécontents) : François Fillon, moins exposé médiatiquement que le Président e la république est rendu moins responsable de la situation.

Sondage réalisé du 8 au 16 novembre par l'Ifop par téléphone au domicile des personnes interrogées auprès d'un échantillon de 1.866 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
par SurveySay publié dans : Exécutif
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Dimanche 11 novembre 2007
Canard.jpgLe Canard Enchaîné (mercredi 7 novembre 2007)  écrit en page 2 une brève intitulé "Nos amis les sondeurs", dans laquelle il rapporte que Nicolas Sarkozy  cherche à s'appuyer sur l'opinion, telle que mesurée par les sondages, pour faire face aux grèves annoncées en réaction à la réforme des régimes spéciaux : "pour faire plier les grévistes, il compte sur les enquêtes d'opinion que les conseillers de l'Elysée commandent ou encouragent leur amis sondeurs à réaliser." Dans une démocratie moderne, le rapport de force est médiatisé. Au nombre de manifestants ou de grévistes, l'exécutif cherche ainsi à opposer le nombre de la "majorité silencieuse", que seuls les sondages arrivent à faire parler. Il est naturel que les sondeurs cherchent à recueillir l'opinion. En revanche, les commandes ou pressions amicales du pouvoir pour susciter, voire orienter les sondages, ne sont pas acceptables et constituent de la manipulation. Rappelons à cet égard que la Commission des sondages ne contrôle que les sondages comprenant des intentions de vote et ne vérifie jamais l'acheteur du sondage mais exige seulement le nom de l'organisme qui le publie.

Le Canard Enchainé sous-entend ainsi l'existence d'une connivence forte entre pouvoir, presse et instituts de sondages : "Vite une enquête aux petits oignons pour les quotidiens de vendredi !"  Vendredi  c'est le jour de publication dans Le Figaro  du Politoscope  d'Opinion Way. La cible du Canard Enchaîné est transparente, mais le procédé, à savoir l'accusation par allusion, est douteux :  soit le  journal satyrique dispose de preuve d'une collusion et la publie à l'appui de ses propos, soit il n'en a pas et il ne s'abaisse pas à ce genre de rumeurs. 
par SurveySay publié dans : Usages des sondages
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Mercredi 7 novembre 2007
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Dessin de Pétillon (Le Canard Enchaîné, mercredi 7 novembre 2007)
par SurveySay publié dans : Dessins
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Mercredi 7 novembre 2007
Dans Le Parisien (mercredi 7 novembre 2007),  Rachida Dati annonce sa candidature à la Mairie du VIIème arrondissement de Paris. Les journalistes qui l'interrogent lui soumettent des propos attribuant à la Garde des Sceaux un meilleure crédit électoral que Françoise de Panafieu ("Vous auriez été une meilleure tête de liste UMP"). Rachida Dati évite prudemment de répondre à la question et de gêner François de Panafieu, à qui elle témoigne son respect. Nouvelle tentative du Parisien : "Mais vous, vous êtes populaire dans les sondages ?" Réponse du Ministre de la Justice : "Cette popularité me touche beaucoup, mais la légitimité politique s'acquiert par les suffrages."

Rachida Dati reprend ici une antienne sarkozyste : la légitimité politique procède uniquement du suffrage universel. Cet argument a fait l'objet
en 2006 d'une très grande utilisation de la part de Nicolas Sarkozy pour décridibiliser Dominique de Villepin, jamais élu. Citons ainsi "j'observe que ceux qui critiquent en général n'ont jamais été capables de se présenter à une élection, de se faire élire et pire, de se faire réélire " ce à quoi l'ancien Premier ministre avait répondu : “J’ai beaucoup de respect pour ceux qui briguent le suffrage universel, mais le choix que j’ai fait c’est de servir l’Etat.”).

Pourtant, malgré son apparente puissance, cet argument est faux. La légitimité politique puise à plusieurs sources. La nomination par une autorité élue, comme le Président de la république par exemple, est l'une d'entre elles : ce fut le cas de Dominique de Villepin Premier ministre nommé par Jacques Chirac, c'est le cas de... Rachida Dati, Garde des Sceaux nommé par Nicolas Sarkozy. Les performances sondagières procurent également une forme de légitimité politique : non pas le pouvoir politique effectif, mais ce que les chercheurs en science politique appelle le "capital politique" soit l'ensemble des ressources dont dispose un acteur du jeu politique. Et une bonne popularité dans les sondages constitue un atout majeur : on écoute davantage l'homme politique le plus populaire, selon les sondages. 
par SurveySay publié dans : Hommes politiques et sondages
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Dimanche 4 novembre 2007
Selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche (4 novembre 2007), si l'élection présidentielle devrait avoir lieu dimanche prochain et opposer les mêmes 12 candidats qu'au printemps, Nicolas Sarkozy obtiendrait 35% des intentions de vote au premier tour, soit 4 points de plus que son score réel du 22 avril (31,18%). Il devancerait Ségolène Royal (22% d'intentions de vote contre 25,87% en réalité). François Bayrou obtiendrait un score de 17% (contre 18,57%) et Jean-Marie Le Pen 9% (contre 10,44%). Les autres candidats recueillent des intentions de vote identiques aux résultats obtenus dans les urnes, à l'exception d'Olivier Besancenot (7% contre 4,08%). Au second tour, opposé à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy serait largement réélu avec un score de 55% au second tour (contre 53,06% le 6 mai).

Les Français estiment également, six mois après l'élection présidentielle, que "l'action du président et de son gouvernement n' a pas permis d'améliorer la situation des Français" (59%). 38% des Français observent à l'inverse un changement positif tandis que 3% ont estimé qu'il était trop tôt pour juger.

Sondage réalisé par téléphone, du 31 octobre au 2 novembre, auprès d'un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Notice détaillée disponible à la Commission nationale de sondages.
par SurveySay publié dans : Intentions de vote
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Lundi 29 octobre 2007
Selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France (lundi 29 octobre 2007), 61% des Français souhaitent que le traité simplifié sur les institutions européenne soit ratifié par référendum, alors que la ratification par voie parlementaire ne recueille les faveurs que de 31% des personnes interrogées.

La méthode de ratification choisie par le Président de la République est donc rejettée par une majorité de Français, qui logiquement préfèrent exercer leur pouvoir directement plutôt que de la déléguer. Mais, si
le traité faisait l'objet d'un référendum, 68% des Français l'approuverait contre 32% qui voteraient non. Retenons que 52% des personnes interrogées voteraient blanc ou nul ou s'abstiendraient. Ce dernier résultat montre les limites d'une question qui cherche à recueillir des intentions de vote, très fragiles par nature, sur un sujet technique et peu connu, comme le contenu de ce traité simplifié.

Sondage réalisé par l'institut CSA par téléphone les 24 et 25 octobre auprès d'un échantillon national représentatif de 956 personnes âgées de 18 ans et plus constitué selon la méthode des quotas.
par SurveySay
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Vendredi 26 octobre 2007
Dans un article intitulé "Comment le président a opéré sa mue écologique" (vendredi 26 octobre 2007), Le Figaro détaille la conversion de Nicolas Sarkozy à la défense de l'environnement : "la lecture des sondages et la conviction de certains de ses conseillers, comme sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, ont modifié son appréciation des enjeux du problème." Nicolas Sarkozy est également présenté comme étant "conscient de la popularité des thématiques environnementales dans l'opinion publique". L'adoption des thèses écologiques par Nicolas Sarkozy constitue ainsi un ralliement au plus grand nombre, aux idées de la majorité plutôt qu'une intime conviction.  
par SurveySay publié dans : Exécutif
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