Vendredi 14 décembre 2007
Dans un article intitulé "À Marseille, un ancien député socialiste rallie Gaudin", Le Figaro (vendredi 14 décembre 2007) rapporte les propos de Patrick Mennucci directeur de la
campagne du candidat PS à Marseille "«Jean-Claude Gaudin est inquiet et accélère sa campagne. Un sondage de l’UMP évoqué par Patrick Devedjian montre que l’écart se resserre à 48-52 et, dans
le premier secteur, on serait à 50-50 !» «Faux !» rétorque Jean-Claude Gaudin qui nie l’existence de ce sondage de l’UMP : «J’ai fait réaliser deux
sondages. J’en ai publié un parce que Jean-Noël Guérini en avait publié un tronqué. Nous nous portons très bien. Nous progressons», affirme-t-il". La guerre des sondages par media interposé
se poursuit dans la cité phocéenne. Nouvel épisode après celui du mois de novembre (cf. notre post). Qui dit vrai
?
Dans un article intitulé "Son "communicant" ? Lui-même" (Journal du Dimanche, 2 décembre 2007), Florence Muracciole indique que Nicolas Sarkozy "teste les idées qui lui
viennent à l'esprit à force d'étudier l'opinion. Pas un sondage ne lui échappe. Il prend le pouls de la France à travers les courbes de popularité qui le concernent, lui et
l'ensemble du personnel politique, et bien sûr des enquêtes sur le moral des Français, leurs préoccupations, leurs envies, leurs refus." Nouvelle confirmation de l'intérêt et d el'attention
portée par le Chef de l'Etat aux enquêtes d'opinion.
Plus étonnant, l'article révèle ensuite que "si tous les patrons d'instituts de sondages ont leurs entrées à l'Elysée, Patrick Buisson, ancien journaliste classé très à droite - il a officié
à Minute, au Crapouillot, à Valeurs Actuelles puis, plus récemment, à LCI aux côtés de Michel Field dans Politiquement show - aujourd'hui politologue, a gagné, lui, ses galons de M.
Opinion auprès du Président, même si Julien Vaulpré est son conseiller officiel en la matière. "Nicolas a été bluffé par Buisson lorsque celui-ci avait annoncé en 2005 la victoire du non
au traité constitutionnel sur l'Europe", raconte un proche qui se souvient que, lors de la décoration qu'il a remise à l'ancien complice de Field, le Président s'est plu à rappeler le fait
d'armes de l'impétrant."
Deux réflexions. Premièrement, un ancien journaliste supplémentaire dans l'entourage de Niolas Sarkozy, après Catherine Pégard (Le Point) et George-Marc Benamou (Globe), preuve de l'attention
accordée au système médiatique. Deuxièment, c'est une prédiction sur la base de sondages qui a étonné le Président. Pourtant, Nicolas Sarkozy ne devrait pas ignorer l'absence de valeur
prédictive aux sondages : un sondage ne dit pas l'avenir, il montre le présent. L'utilisateur n'est pas toujours un fin connaisseur.
Dans un article intitulé "Le grand rêve de Besancenot", Le Nouvel Observateur (29 novembre 2007) analyse la popularité du dirigeant de la LCR : "Voilà
donc l'envers de Sarkozy, son antimatière ! Voilà donc l'antidote, par les sondages adoubé ! Voilà l'automne d'Olivier Besancenot : Monsieur 40% de popularité
pour BVA (33% pour la Sofres), aussi aimé que Ségolène Royal, seul politique de gauche à défier l'ennemi... " En mal de leader, la gauche devrait prendre garde à ne pas confondre (à nouveau
?) la popularité et le vote.
nti_bug_fck
Mercredi 28 novembre 2007



Dans un article intitulé "À Marseille, Gaudin fait la course en tête devant Guérini" (Le Figaro (mercredi 28 novembre 2008) rappelle qu'en
septembre "un sondage dévoilé par le socialiste donnait les deux rivaux au coude-à-coude dans les «souhaits de victoire». Pour répliquer à cette enquête, le maire de Marseille a
dévoilé son propre sondage, qui lui est nettement plus favorable. Réalisé par TNS Sofres auprès de 700 personnes, du 11 au 13 octobre, alors que celui de BVA pour le PS avait été
effectué du 20 au 24 septembre auprès de 800 personnes, il donne Jean-Claude Gaudin vainqueur avec 55% d’intentions de vote contre 45% à Jean-Noël Guérini." Voilà une illustration frappante
d'un usage des sondages que nous n'avions pas encore aussi clairement identifié : l'affrontement politique par sondage interposé. Dans cette bataille à coup de chiffres, chacun
des deux camps en présence (le Maire en place, UMP, et son opposant PS) fait appel à un institut de sondages différents. A la différence d'autres pays, comme les Etats-Unis par exemple, les
instituts de sondages français affichent une neutralité politique et partisane. Mais le choix d'un institut différent de celui qui a réalisé le premier sondage montre le manque de confiance des
politiques, peut-être plus soupçonneux, dans l'impartialité des instituts.
Surtout, ce fait illustre l'utilisation du sondage comme arme politique. La publication du premier sondage a été ainsi ressentie comme un cassus belli, qui ne pouvait rester sans réponse
:"«Nous ne pouvions pas rester inactifs après la publication du sondage tronqué du PS qui ne mesure pas les intentions de vote mais les souhaits de victoire», commente Claude
Bertrand, directeur de cabinet de Jean-Claude Gaudin" Evidemment, si les résultats du second sondage n'avaient pas été satisfaisants, ils n'auraient pas été publiés. On ne combat qu'à armes
égales.
Mercredi 28 novembre 2007
Dans un
article intitulé "Hollande se prépare déjà pour la présidentielle" Le Figaro (mardi 27 novembre 2007) indique que "Dans les sondages, le premier secrétaire demeure toujours à la
traîne des autres leaders socialistes. François Hollande n’a pas l’air de douter pour autant." Le Maire de Tulle conserve tous ses espoirs pour l'échéance de 2012. Il
doit savoir que les 4 années qui nous séparent du prochain scrutin pourront être mises à contribution pour modifier son image et refaire son retard dans les sondages. Il comprend sans doute
également que sa fonction de Premier secrétaire du PS, fonction qu'il occupe depuis 10 ans, l'empêche d'avoir une parole aussi libre que celle des autres socialistes. En revanche, François
Hollande n'a pas su tirer parti dans les sondages de cette position de premier opposant naturel, comme l'avait fait François Mitterrand au tout début des années 1980.
Dessin de Pancho publié dans Le Monde (Lundi 26 novembre 2007)
par SurveySay
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Dessins
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Tableau récapitulatif de la popularité de l'exécutif
|
Institut
|
Dates
|
Nicolas Sarkozy
|
|
François Fillon
|
|
|
|
+
|
-
|
|
+
|
-
|
|
TNS
|
24 et 25 Octobre 2007
|
53
|
42
|
|
44
|
47
|
|
Ipsos
|
9 et 10 Novembre 2007
|
58
|
39
|
|
48
|
43
|
|
Ifop
|
Du 8 au 16 Novembre
|
55
|
44
|
|
52
|
44
|
|
CSA
|
14 et 15 Novembre
|
51
|
40
|
|
41
|
43
|
|
BVA
|
Du 8 au 10 Novembre 2007
|
55
|
38
|
|
42
|
40
|
La popularité du Président de la république et du Premier ministre est mesurée et suivie par l'ensemble des instituts de sondages. Mais les chiffres publiés ne sont pas identiques,
voire parfois divergents. Ainsi, François Fillon est minoritaire dans l'opinion pour tous les instituts sauf l'ifop. Ces différences s'expliquent par trois éléments :
1) Les dates de terrain : les enquêtes ne sont pas toutes réalisées au même moment. Or, l'opinion est très réactive à l'évènement et à l'actualité. Une déclaration, un
discours, une émission
2) Les méthodes d'interrogation : Interrogation par téléphone pour IPSOS, Ifop et CSA alors que le face-à-face est préféré par TNS et BVA
3) Le questionnement : Les différents instituts ne posent pas des questions identiques. Le terme générique de "popularité" masque en réalité de questions de confiance, de
jugement, de satisfaction et d'opinion :
TNS : "Faites-vous tout à fait confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas du tout confiance à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en
France actuellement ?"
IPSOS : "Quel jugement portez-vous sur l'action de Nicolas Sarkozy en tant que président de la République ?" (Favorable / Défavorable)
Ifop : "Etes-vous satisfait ou mécontent de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?"
CSA : "Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays
?"
BVA : "Quelle opinion avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?" (Bonne/Mauvaise)
par SurveySay
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Exécutif
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Dimanche 18 novembre 2007
Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche (18 novembre 2007), la cote de popularité de Nicolas Sarkozy perd 4 points en novembre mais une majorité de Français (55%)
demeure satisfaits de son action en tant que président de la République (contre 44% de personnes interrogées qui se déclarent mécontentes). Alors que le climat
social se tend, le chef de l'Etat enregistre un recul marqué pour atteindre un niveau qui correspond à son plus bas score depuis sa prise de fonction. La fin de l'état de grâce, qui a culminé en
août 2007 (69%), est actée. Pourtant, le Président obtient une cote de satisfaction majoritaire, sans doute en raison du large soutien qu'apportent les Français à la réforme des régimes spéciaux.
Pour sa part, le Premier ministre ne perd qu'un point (52% de satisfaits contre 44% de mécontents) : François Fillon, moins exposé médiatiquement que le Président e la
république est rendu moins responsable de la situation.
Sondage réalisé du 8 au 16 novembre par l'Ifop par téléphone au domicile des personnes interrogées auprès d'un échantillon de 1.866 personnes, représentatif de la population
française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
par SurveySay
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Exécutif
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Dimanche 11 novembre 2007
Le Canard Enchaîné
(mercredi 7 novembre 2007) écrit en page 2 une brève intitulé "Nos amis les sondeurs", dans laquelle il rapporte que Nicolas Sarkozy cherche à s'appuyer sur l'opinion, telle
que mesurée par les sondages, pour faire face aux grèves annoncées en réaction à la réforme des régimes spéciaux : "pour faire plier les grévistes, il compte sur les enquêtes
d'opinion que les conseillers de l'Elysée commandent ou encouragent leur amis sondeurs à réaliser." Dans une démocratie moderne, le rapport de force est médiatisé. Au nombre de
manifestants ou de grévistes, l'exécutif cherche ainsi à opposer le nombre de la "majorité silencieuse", que seuls les sondages arrivent à faire parler. Il est naturel que les sondeurs cherchent
à recueillir l'opinion. En revanche, les commandes ou pressions amicales du pouvoir pour susciter, voire orienter les sondages, ne sont pas acceptables et constituent de la manipulation.
Rappelons à cet égard que la Commission des sondages ne contrôle que les sondages comprenant des intentions de vote et ne vérifie jamais l'acheteur du sondage mais exige seulement le nom de
l'organisme qui le publie.
Le Canard Enchainé sous-entend ainsi l'existence d'une connivence forte entre pouvoir, presse et instituts de sondages : "Vite une enquête aux petits oignons pour les
quotidiens de vendredi !" Vendredi c'est le jour de publication dans Le Figaro du Politoscope d'Opinion Way. La cible du Canard Enchaîné est transparente, mais le
procédé, à savoir l'accusation par allusion, est douteux : soit le journal satyrique dispose de preuve d'une collusion et la publie à l'appui de ses propos, soit il n'en a pas et il
ne s'abaisse pas à ce genre de rumeurs.
Selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche (4 novembre 2007), si l'élection présidentielle devrait avoir lieu dimanche prochain et opposer les mêmes 12 candidats
qu'au printemps, Nicolas Sarkozy obtiendrait 35% des intentions de vote au premier tour, soit 4 points de plus que son score réel du 22 avril (31,18%). Il devancerait
Ségolène Royal (22% d'intentions de vote contre 25,87% en réalité). François Bayrou obtiendrait un score de 17% (contre 18,57%) et Jean-Marie Le Pen 9%
(contre 10,44%). Les autres candidats recueillent des intentions de vote identiques aux résultats obtenus dans les urnes, à l'exception d'Olivier Besancenot (7%
contre 4,08%). Au second tour, opposé à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy serait largement réélu avec un score de 55% au second tour (contre 53,06% le 6
mai).
Les Français estiment également, six mois après l'élection présidentielle, que "l'action du président et de son gouvernement n' a pas permis d'améliorer la situation des Français" (59%). 38% des
Français observent à l'inverse un changement positif tandis que 3% ont estimé qu'il était trop tôt pour juger.
Sondage réalisé par téléphone, du 31 octobre au 2 novembre, auprès d'un échantillon de 1.008 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la
méthode des quotas. Notice détaillée disponible à la Commission nationale de sondages.
Dans un article intitulé "Comment le président a opéré sa mue écologique" (vendredi 26 octobre 2007), Le Figaro détaille la conversion de Nicolas Sarkozy à la défense de
l'environnement : "la lecture des sondages et la conviction de certains de ses conseillers, comme sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, ont modifié son appréciation
des enjeux du problème." Nicolas Sarkozy est également présenté comme étant "conscient de la popularité des thématiques environnementales dans l'opinion publique".
L'adoption des thèses écologiques par Nicolas Sarkozy constitue ainsi un ralliement au plus grand nombre, aux idées de la majorité plutôt qu'une intime conviction.
par SurveySay
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Exécutif
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