Mercredi 17 juin 2009
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Par SurveySay
La commission du PS sur les primaires vient de rendre son rapport (mercredi 17 juin 2009) intitulé « POUR DES PRIMAIRES OUVERTES ET POPULAIRES ». Ce rapport évoque
à plusieurs reprises le rôle des sondages :
En page 4, il reprend l'idée d'un lien entre les médias et les sondages, qui feraient l'élection contre le peuple "L'investissement personnel des citoyens
est l'une des armes-clé de ces élections difficiles qui se déroulent quasi exclusivement dans les médias, et avec les instituts de sondage. Donner le pouvoir aux citoyens de faire le
candidat et de choisir avec lui son projet est le moyen de contourner la puissance de feu médiatique de la droite."
En page 6, il critique les sondages comme moyen de constitution d'un avis électoral : "La campagne doit permettre aux électeurs de tout connaître des candidats : leur personnalité, leur
programme, leurs équipes. Ils se prononcent ainsi en toute connaissance de cause, sur la base d'une opinion raisonnée et non de préjugés préalables, ou de sondages."
En page 14, il oppose le vote aux sondages : "Nous défendons la préférence pour les débats sur le terrain et les votes, plutôt que les débats de plateaux de télévision et
les sondages. La limitation de la campagne à des territoires restreints permet de valoriser les capacités de faire campagne et de mettre en mouvement les citoyens : les candidats se forgent
leur légitimité pendant la primaire. Ce sont les votes qui légitiment et non les enquêtes d'opinion."
Dépossession du vote des citoyens au profit d'un lobby médiatico-sondagier, dévalorisation du rôle des sondages dans la construction d'un choix électoral, et rappel de la supériorité du
vote sur les enquêtes : on retrouve des critiques identiques à celles entendues lors des primaires de 2006. Chacun peut comprendre la nécessité de légitimer le travail de la commission en tapant
sur la cible facile des sondages. Il faut pourtant rappeler que les sondages ne votent pas, nin dans les primaires, ni à l'élection générale. Ce sont les électeurs, et eux-seuls, qui
glissent leurs bulletins dans l'urne. La Commission du PS sur les primaires ne s'interdit pas d'être contradictoire puisque à coté de cet anti-sondages
primaire, elle fait figurer dans les annexes au rapport les résultats des "enquêtes d'opinion sur les Primaires de
la gauche (Ifop des 13 mars et 12 juin 2009 ; Viavoice du 31 mars 2009)".
Mardi 16 juin 2009
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Par SurveySay
Dans un article intitulé "Des primaires ouvertes pour la présidentielle de 2012 : un électrochoc salutaire ?", Le Monde (15 juin 2009), explique que pour
certains membres du PS, les primaires ouvertes permettraient de sortir de la crise actuelle du parti. Mais, "A contrario, les laissés-pour-compte des sondages y sont hostiles. C'est le
cas de François Hollande et de Laurent Fabius."
Logiquement, les primaires socialistes de 2006 avaient déjà suscité la réticence de ceux qui étaient à la traîne dans les sondages. L'investiture a d'ailleurs été donnée )à celle qui était en
meilleure situation dans les sondages pour l'emporter en 2007. L'ouverture des primaires à l'ensemble des sympathisants de gauche accentuerait
encore plus leur handicap sondagier.
Mardi 9 juin 2009
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Par SurveySay
Dans un article intitulé "Bayrou à l'heure des doutes", Le Parisien (mardi 9 juin 2009) indique que "Bayrou, qui avait mis en cause les sondeurs accusés de
manipuler l'opinion, promettant même haut et fort des révélations après l'élection sur leurs « manipulations », a appelé hier Brice Teinturier, le patron de TNS Sofres pour s'excuser : « La
Sofres avait vu quelque chose de juste. Je me suis trompé. Je ferais des propositions afin que l'on sorte du temps des soupçons et que les sondages obéissent à des règles plus claires. »
" La Sofres avait correctement anticipé l'inversion de tendances de la dernières semaines, la poussé d'Europe-Ecologie et le décrochage du Modem. Il n'y avait donc pas de manipulation. C'est
l'honneur de François Bayrou que de le reconnaître publiquement. Nous attendons ses propositions pour améliorer la transparence des sondages électoraux.
Samedi 6 juin 2009
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Par SurveySay
Depuis quelques jours l'expression "faire mentir les sondages" a été utilisée à plusieurs reprises par des responsables politiques :
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Le mardi 26 mai 2009, sur Europe1, Vincent Peillon à appeler "les électeurs à faire mentir les sondages. Ils ont déjà été capables de le faire à
plusieurs reprises". La tête de liste Sud-Est du PS était invité à analyser les sondages qui placent le PS 6 à 6 points derrière l'IUMP.
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Le mardi 2 juin 2009 en meeting à Montgeron, Harlem Désir prononce les propos suivants : "Quand le pays plonge dans la crise, notre seul souci quotidien ce
n'est pas nous-mêmes, ce sont les Français", a-t-il assuré, appelant les électeurs à "faire mentir les sondages" dimanche."
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Dans Paris Normandie (mercredi 3 juin 2009), Olivier Besancenot répond à la question suivante : "La crise est là et la gauche ne décolle pas dans les
intentions de vote. Comment l'expliquez-vous? On va commencer par essayer de faire mentir les sondages et dire clairement que c'est aux capitalistes de payer leur crise!"
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Invité du Talk Orange-Le Figaro (jeudi 4 juin 2009), Henri Weber, Député européen et tête de liste PS pour la région Centre-Auvergne-Limousin, a également appelé
"les militants socialistes à faire mentir les sondages".
Point commun à toutes ces déclarations : elles sont prononcées par des hommes politiques en difficulté dans les sondages. Le PS est à la traîne de l'UMP, le NPA est
concurrencé sérieusement par le Front de gauche. L'expression est souvent utilisée lorsque la défaite approche. Ce fut le cas en
2007 notamment.
Au-delà de
l'argument de mobilisation électorale, l'expression est intéressante à plusieurs titres. Elle dit d'abord que si les sondages peuvent mentir, ils peuvent dire également la vérité. Cette
reconnaissance implicite de la crédibilité des sondages va l'encontre du discours critique d'incrédulité. Ensuite, l'usage du verbe "mentir" n'est pas approprié. L'idée est davantage
de chercher à "donner tort" aux prévisions sondagières en provoquant un résultat électoral différent voire inverse de celui annoncé par les intentions de vote. Il ne s'agit pas à proprement
parler de pousser au mensonge, c'est-à-dire à la dissumulation de la vérité et/ou à l'affirmation de choses qu'on sait fausses. Le verbe "mentir" n'est pas donc pas adéquat mais il apporte
beaucoup en terme de communication. Son usage permet de véhiculer une ensemble de représentations négatives qui se combinent parfaitement avec les fantasmes associeés aux sondages (manipulation,
complot...). Surtout, il permet de rappeler que rien n'est jouer d'avance et que seul l'électeur, pas les sondages, détient la vérité ultime.
Vendredi 5 juin 2009
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Par SurveySay
Lors de l'émission A vous de juger sur France 2 (jeudi 4
juin 2009), l'institut TNS a été mis en cause, notamment sur l'ordre des listes Modem et Europe-Ecologie. Brice Teinturier, responsable de l'institut,
justifie assez difficilement le fait de placer les listes de François Bayrou en quatrième position quand Marine Le Pen interrompt la défense du sondeur : "Monsieur est en train de se défendre
pour qu'il puisse continuer à vendre un produit au service public que nous finançons. Est-ce qu'on est en plus obligés de se taper la publicité ?" Elle demande alors le coût du sondage, puis
qui l'a payé. Puis elle affirme que l'étude a été commandée par "France Télévision, France Inter et Nicolas Sarkozy" Arlette Chabot lui rétorque "Absolument inacceptable !
Insinuer que le sondage a été payé par Nicolas Sarkozy est absolument scandaleux.". Ce à quoi Marine Le Pen répond "Je dis ce que je veux !".
Ce matin France Télévisions, Radio France et Le Monde ont publié un communiqué de presse dans lequel ils "regrettent vivement que certains responsables
politiques, dans des propos de campagne, mettent en cause l'honnêteté des sondages réalisés par l'Institut TNS Sofres-Logica".
Vendredi 5 juin 2009
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Par SurveySay
Lors de l'émission A vous de juger sur France 2 (jeudi 4 juion 2009), plusieurs propos de différents leaders politiques invités ont eu pour objet le sondage TNS
Sofres Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde.
Réagissant aux résultat du sondage qui place Europe-Ecologie devant le Modem, François Bayrou prononce les propos suivants : "Je m'étonne madame Chabot que vous
finissiez cette émission avec ça. De deux choses l'une. Ou bien c'est vrai, on le vérifiera dimanche. Ou bien, ce que je crois, évidemment, ceci est poussé. Ce n'est pas constaté. C'est
pour faire naître un mouvement. Il y a des moments où les sondages sont des armes. Ils servent aux puissants pour essayer d'éviter ce qu'ils ne veulent pas. Si on le voit dimanche dans le
urnes, je propose qu'apèrs on parle du rôle des sondages dans la démocratie française.". "Je ne m'intéresse pas aux sondages. Je ne sais pas s'il sera devant nous. Ce sera d'ailleurs
difficile pour Bayrou, il n'est pas candidat" répond Daniel Cohn-Bendit. François Bayrou rappelle qu'à la veille du premier tour de l'élection présidentielle un grand institut
(CSA) le donnait, à tort, en quatrième position derrière Jean-marie Le Pen. Cette sortie de François Bayrou dit bien l'enjeu du scrutin pour le Modem : être en troisième position pour s'affirmer
comme la troisième force entre les deux grands partis UMP et PS.
Face à ces propos de François Bayrou, Brice Teinturier, un des responsables de l'institut TNS Sofres, tente très maladroitement de justifier son étude. "La une
du Monde (NDLR :Européennes : Cohn-Bendit devant Bayrou le 7juin ?)donne les choses avec précision puisqu'elle met un point d'interrogation". La précision du point d'interrogation est
effectivement indiscutable. Il poursuit : "Nous ne disons donc pas que François Bayrou est derrière Daniel Cohn-Bendit; nous disons qu'aujourd'hui nous avons une situation où
nous ne savons pas si il y a des dynamiques qui sont en train de monter ou pas. Nous sommes dans une situation où la volatilité est importante, où il y a de la fluidité entre
les camps" alors même que s'affichent les chiffres donnant Bayrou à 11,5% et Cohn-Bendit à 13%.
Jeudi 4 juin 2009
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Par SurveySay
Dans un article intitulé "François Bayrou accuse le pouvoir
de manipuler l'opinion", Le Monde (jeudi 4 juin 2009) rapporte que les propos du président du MoDem invité de la matinale de France Inter : il existe ""des manipulations", "des arnaques"
destinées, selon lui, à créer "des mouvements d'opinion qui n'existent pas". "J'ai des informations (...). Je pense qu'il y a une organisation des sondages, avec des marchés permettant aux
instituts de vivre, passés par des proches du pouvoir qui sont les grands organisateurs de tout cela."" Il donne rendez-vous après le scrutin et promet des "révélations" sur
"la manipulation de l'opinion", si les résultats diffèrent des intentions de vote publiées par les instituts de sondage. Le Monde ajoute également qu'en meeting à La Mutualité le 3 juin
François Bayrou a déclaré "Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec des faits, des noms, des dates, pour qu'on sache comment ça marche en France, la manipulation de
l'opinion."
Les accusations des François Bayrou sont graves et dénoncent un système politique qui organiserait la manipulation de l'opinion au coeur même de l'Etat. Mais sans
preuve, les accusations ne sont que des insinuations. Nous prenons donc date en attendant les éléments factuels promis par le président du Modem.
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