Le désintérêt

Publié le par SurveySay

assemblee-nationale4.jpg.jpgL'intérêt manifesté pour les élections législatives n'a rien de comparable avec celui enregistré lors de la bataille présidentielle. Ce faible engouement découle de plusieurs sources.
Depuis le début de l'année 2006 et le lancement de la pré-campagne pour la primaire interne au Parti Socialiste, la France vit au rythme électoral. La
campagne pour l'élection présidentielle a elle-même été particulièrement longue. Cet enchainement de consultations crée un phénomène de lasstitude dans le corps électoral qui aspire au repos. Tout les indicateurs anticipent ainsi une hausse de l'abstention par rapport au scrutin présidentiel.
Depuis l'inversion du calendrier électoral voulue par le Premier ministre Lionel Jospin, les élections législatives sont encore plus étroitement liées au résultat de l'élection présidentielle. Légitimistes, les Français considèrent ainsi les législatives comme une ratification de leurs choix pour l'élection présidentielle : c'est l'argument-massue qui consiste pour le nouveau Président à demander  une majorité pour appliquer sa politique. Dès lors que les législatives apparaissent comme une confirmation  de la présidentielle, le suspense sur l'issue du scrutin perd de sa substance. Il ne s'agit plus de savoir quel camp va l'emporter, mais quelle sera l'ampleur de sa victoire, ce qui réduit considérablement l'intérêt pour cette élection. 

Dans ce contexte, l'activité sondagière a été beaucoup plus faible que lors de l'élection présidentielle. Les medias ont partagé le
relatif désintérêt des Français pour cette élection, et de ce fait, ont moins commandé de sondages. Notons également que les intentions de vote législatives sont plus difficilement lisibles que celles réalisées pour l'élection présidentielle pour plusieurs raisons. D'abord, les candidats à la Députation sont moins identifiés dans l'électorat, même dans les quelques circonscriptions où des figures nationales se présentent. Ensuite, le référentiel électoral est moins partagé par l'opinion. La composition actuelle de l'Assemblée nationale, en pourcentages et/ou en sièges, est peu connue, ce qui complexifie la lecture des intentions de vote et la la comparaison des résultats avec la situation actuelle.

Publié dans Législatives

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