Glavany et les sondages 4

Publié le par SurveySay

Le Parisien (lundi 17 septembre 2007) publie un article intitulé "Jospin ne veut pas  être un acteur direct", dansJean Glavany lequel est détaillée la réunion des jospinistes dimanche à Paris : "Toute la journée on a donc débattu très sérieusement de mondialisation, d'individualisme et d'avenir du PS. On a vu Jean Glavany s'en prendre au sondeur Pascal Perrineau ("On a désigné Ségolène Royal parce que vous nous aviez dit qu'il n'y en avait qu'une qui pouvait gagner !"), Jospin interroge le même sondeur sur la méthodologie, comme le ferait un étudiant."

Pascal Perrineau n'est pas sondeur mais professeur des Universités à Sciences Po. Il dirige le CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, et à ce titre lit et analyse les sondages politiques. Au-delà de l'erreur journalistique, c'est surtout la remarque du Député PS Jean Glavany, grand pourfendeur des sondages (cf. notre post), qui laisse dubitatif : on entend comme une phrase de ces enfants qui, n'assumant pas leur erreur, cherchent à en faire porter la responsabilité à autrui. Le potentiel électoral de Ségolène Royal, tel qu'il a été mesuré par les sondages, a évidemment joué dans sa désignation comme candidate officielle, mais
au même titre informatif que d'autres critères politiques (comme le programme ou les idées défendues par exemple). La mise en accusation des sondages est une simplicité de raisonnement, qui permet de se déculpabiliser à bon compte.

Commenter cet article