Qui vivra verra

Publié le par SurveySay

François HollandePour François Hollande, vérité d'un jour n'est pas vérité de toujours. Invité du Grand Jury LCI dimanche soir, le Premier secrétaire du Parti Socialiste a expliqué le rôle des sondages dans le choix pour l'investiture du candidat officiel du PS à l'automne prochain.

Les enquêtes d'opinion sont, selon lui à prendre avec prudence. «Ce ne sont pas les sondages de janvier qui vont déterminer le choix de novembre, a-t-il déclaré.

Deux questions se posent alors légitimement :

1) Aurait-il prononcé la même phrase si les sondages de janvier le classait en tête des candidats à l'investiture ? François Hollande n'est pas à l'heure actuelle le mieux placé dans les enquêtes. Son propos vise donc à disqualifier ses adversaires  en meilleure position (au premier rang desquels se trouve sa compagne...). François Hollande sait par ailleurs la volatilité de l'opinion, et veut par cette phrase laisser toutes les hypothèses ouvertes, et préserver ses chances.

2) Est-ce que les sondages de novembre vont déterminer le choix de novembre ? La popularité est un élément essentiel dans une campagne électorale, même si elle n'emporte pas la décision. On peut ne pas voter pour un canidat populaire. En revanche, un candidat impopulaire a peu de chances d'être élu. On verra en novembre si les adhérents du PS suivront l'opinion des Français, ou s'ils feront un autre choix.

Publié dans Usages des sondages

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