Allègre et les sondages

Publié le par SurveySay

Face à l'avalanche de sondages en faveur de Ségolène Royal, Claude Allègre reconnaît dans Le Parisien Dimanche que "les Français manifestent une certaine envie qu'une femme ait des responsabilités politiques plus grandes".

Dans le même article, l'ancien Ministre de l'Education nationale déclare qu'il ne "croit pas à tous ces sondages si loin de l'échéance". Il ajoute en citant les précédents de notamment Jacques Chaban-Delmas en 1974, Michel Rocard en 1980, Raymond Barre en 1988 et Edouard Balladur en 1995 "A chaque présidentielle, c'est la même chose: on s'emballe pour quelqu'un et il n'est pas à l'arrivée".

L'argument de la distance du scrutin est spécieux. Claude Allègre, sans doute connaisseur des sondages pour en avoir certainement utilisé lors de son exercice ministériel, feint de croire à la valeur prédictive des sondages, en ajoutant que cette valeur serait relative. La crédibilité des sondages augmenterait à mesure que l'échéance approche. Ils révèleraient le futur proche mais pas l'avenir de long terme. Bien sûr, on peut comprendre que les électeurs n'ont pas encore arrêté leur choix. Pourtant, on sait bien que les sondages ne valent que dans l'instant et qu'ils ne permettent pas de lire l'avenir. Ce sont des révélateurs de l'opinion à un instant T.

On remarque aussi que c'est la troisième fois cette année qu'est citée à l'appui d'une démonstration la liste des candidats en tête des sondages de pré-campagne mais finalement malchanceux.

Commenter cet article