Le Président idéal

Publié le par SurveySay

Gros coup de TNS-Sofres qui publie lundi 30 janvier 2006 à la une du Figaro le premier sondage de la pré-campagne consacré au candidat idéal à la présidentielle.

Dans le portrait-robot dessiné par ce sondage, le sexe du candidat idéal à l'Elysée a peu d'importance : la majorité des Français y est indifférente (63%), 21% préféreraient une femme à un homme (16%), en particulier à gauche (25% des sympathisants de gauche).

En terme d'âge, plus de la moitié des sondés (54%) souhaite que le futur président soit un quinquagénaire (entre 50 et 59 ans) plutôt qu'un "quadra" (27% pour 40 à 49 ans) ou encore un sexagénaire et plus (13%). Un résultat qui compromet encore plus une éventuelle candidature de l'actuel locataire de l'Elysée.

Ce candidat idéal devrait être parler plusieurs langues (54%), avoir fait des études supérieures (51%), mais aussi posséder comme qualités majeures l'honnêteté (82%), écoute des autres (70%) et l'esprit de décision (54%).

Sur le fond, il se comporterait plutôt comme un chef de gouvernement très présent et actif en politique intérieure (66%) plutôt que comme un chef d'Etat qui arbitre et reste au-dessus de la mêlée (24%). Un résultat qui va dans le sens des propositions institutionnelles de Nicolas Sarkozy.

Logiquement, 56% jugent plus important que le locataire de l'Elysée comprenne les problèmes quotidiens des Français, plutôt que sa capacité à bien représenter la France à l'étranger et défendre les intérêts du pays (17%). Ils sont 26% à juger ces deux aspects importants.

Globalement, les Français n'estiment pas important qu'il ait été président ou patron d'un parti politique (69%), Premier ministre (67%), maire d'une grande ville (58%), député ou sénateur (54%), désigné par un parti politique (53%), ou qu'il ait été ministre (49%).

D'un point de vue plus personnel, les Français reconnaissent qu'un candidat musulman les inciterait à ne pas voter pour lui (38%) tout comme un candidat issu de l'immigration (23%), ou homosexuel (22%). Ils sont 94% à ne pas attacher d'importance au fait qu'il soit divorcé et 93% au fait qu'il vive en couple sans être marié.

Ce sondage a été réalisé les 24 et 25 janvier derniers, auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
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