Royal et les sondages

Publié le par SurveySay

Ségolène Royal et François Hollande partagent le même constat sur les sondages d'opinion. Reprenant mot pour mot une formule utilisée en janvier par le premier secrétaire du PS (cf. notre post du 17 janvier 2006 http://sondages2007.over-blog.com/article-1624704.html), la Présidente de la Région Poitou-Charentes a déclaré hier dans un entretien à Reuters que "Les sondages ne font pas une élection". Comme d'habitude, l'impact des sondages sur le résultat de l'élection est minimisé et même nié.

En visite à Nice, Marseille et Vitrolles, Ségolène Royal a également constaté que son "capital sympathie" auprès des militants socialistes, comme des gens de la rue, prenait "de l'ampleur". Elle a reconnu être "bien placée" en ce moment dans la course à la candidature socialiste, mais elle a dit ne pas savoir si cela durerait. Ségolène Royal constate donc la montée en puissance de sa popularité et de sa candidature par rapport à celles de ses concurrents, telle qu'elle est mesurée par les enquêtes d'opinion. Mais elle prend aussitôt une précaution oratoire destinée à signifier son humilité en affirmant avoir conscience du caractère volatile de cette popularité.

Elle reconnaît enfin que sa posture de favorite des sondages lui confère une responsabilité : "En tout cas moi, cette popularité me donne des obligations et des devoirs plus que des droits. Et ma responsabilité c'est de ne pas décevoir, d'être à la hauteur, de travailler beaucoup avant tout aujourd'hui à la tête de la région Poitou-Charentes où j'ai été élue, de ne pas brûler les étapes et de ne pas mélanger les genres".

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