Fabius et les sondages 3

Publié le par SurveySay

Laurent FabiusDans un entretien au Monde paru le 2 mai 2006, Laurent Fabius répond ainsi à la question suivante : "Vous êtes candidat à la candidature et pourtant vous êtes très bas dans les sondages. " "Peut-être n'ai-je pas assez expliqué certains de mes choix. Plus fondamentalement, je constate que c'est à partir du moment où un socialiste est désigné que les choses se déterminent. En 1980, François Mitterrand a progressé de plus de 20 points quand il a été désigné et, en 1995, idem pour Lionel Jospin. Le candidat désigné devient le champion de son camp, dès lors qu'il peut, par sa ligne politique, rassembler toute la gauche. Le PS en a fait l'expérience : les sondages ne sont pas les suffrages."

De la même façon que le problème de notoriété d'un Premier ministre est réglé en 15 mn selon le mot de De Gaulle à propos de Pompidou, le candidat désigné bénéficie mécaniquement d'une progression dans les sondages, ne serait-ce que parce que ses anciens compétiteurs ne sont plus testés. Laurent Fabius nous livre à nouveau sa lecture historique des sondages, comme pour contredire le fait qu'il n'est pas pour l'heure le mieux placé.

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