Gabriel Cohn-Bendit et les sondages

Publié le par SurveySay

Dans une tribune intitulée "Ségolène, charge-toi de tes adversaires..." et publiée le mardi 9 mai 2006 dans Libération, Gabriel Cohn-Bendit prend la défense de Ségolène Royal face aux autre scandidats socialistes. Il nous invite ainsi :  "Ecoutez les barrir, les éléphants du PS : Ségolène ne serait qu'une création des médias, les sondages ne prouveraient rien, on ne saurait même pas ce qu'elle pense, et, enfin, la présidence de la République mérite quand même plus qu'une simple femme ! ". C'est effectivement en substance ce que nous relevons quotidiennement dans les commentaires des hommes politiques.

L'auteur poursuit sa critique : "Après les médias coupables d'avoir créé Ségolène à partir de rien ou presque, voici que les éléphants, qui se réveillent tous les matins en regardant où ils se situent dans les sondages, barrissent haut et fort que ces sondages ne veulent rien dire, et leurs partisans déclarent même : «On ne se laissera pas imposer Ségolène par les sondages.» Prenant leurs désirs pour des réalités, ils ajoutent : «De toute façon, d'ici un an, cela a le temps de changer !» Sans doute espèrent-ils que la parole du Christ, «les premiers seront les derniers», deviendra vérité électorale. Bien sûr que tout peut changer : une mauvaise campagne comme celle de Jospin en 2002 peut donner des résultats bien différents. Mais au lieu de râler, pourquoi ne pas penser à ce que pourrait être une bonne campagne et, surtout, cesser de se dénigrer entre «petits camarades». Ici aussi force est de constater que la description des commentaires correspond à la réalité des propos tenus.

Gabriel Cohn-Bendit termine "Ségolène, charge-toi de tes adversaires, nous nous chargerons de tes amis. Et tes amis seront bien obligés de tenir compte des sondages, s'ils veulent revenir au pouvoir. Mais ils peuvent aussi prendre exemple sur leur partenaire Vert et mettre la machine à perdre en marche." Après un exposé descriptif assez fidèle, la conclusion ne s'impose pas d'elle-même. Il existe en effet sans doute une façon d'échapper à l'alternative suivre les sondages ou perdre l'élection.

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