La lecture des sondages

Publié le par SurveySay

Dans le Journal du Dimanche (25 juin 2006), Jean-Luc Parodi analyse "le prépositionnement de second tour" de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy et détaille différentes attitudes : "la première consiste pour le canidat (souvent influencé par les bons sondages de début de campagne) à croire que les jeux sont faits pour le premier tour". C'est évidemment le risque majeur des sondages favorables : brûler les étapes.

Jean-Luc Parodi citent alors en exemple trois candidats, qui "trompés par une lecture hâtive des sondages, ont partiellement délaissé leurs électeurs du premier tour et en ont sévèrement payé le prix" : Raymond Barre en 1988, Edouard Balladur en 1995 et évidemment Lionel Jospin en 2002 qui se sont trop concentrés sur le second tour oubliant les fondamentaux du premier.

Enfin, le passé ne semble pas en mesure de se reproduire pour le politologue qui explique : "si, bien sûr, ni Nicolas Sarkozy ni Ségolène Royal n'obtiendront, le jour venu, les hauts scores enregistrés aujourd'hui dans les sondages, leur prépositionnent de second tour ne devrait pas, en définitive, leur nuire". Chacun dispose en effet d'un espace politique propre.

Publié dans Effets des sondages

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