Le retour de Jospin et les sondages

Publié le par SurveySay

Le Point (6 juillet 2006) dans un article intitulé "Jospin : le retour manqué" décortique les efforts de l'ancien Premier ministre pour réintégrer le jeu politique. La question du calendrier est crucial. Le choix du moment opportun était indexé sur le score de Ségolène Royal dans les sondages : "Pourtant, depuis un an, Lionel Jospin et ses proches cherchaient la meilleur voie pour amorcer le retour. A force d'attendre la bonne occasion, ils se sont faits griller la politesse par Ségolène Royal. Depuis, ils en étaient réduits à guetter une hypothétique baisse dans les sondages de la candidate. Peine perdue." Lionel Jospin a donc dù anticiper son retour pour tenter de provoquer la baisse attendue des sondages de sa concurrente.

Mais les interventions de l'ancien Premier ministre ne s'adressaient pas seulement aux Français, mais aussi et surtout aux cadres du parti socialiste. "L'appareil du parti ne se décide pas en fonction des sondages, mais par rapport à un tissu de relations humaines nouées depouis longtemps" assure un connaisseur". Le but ultime de l'ancien Premier ministre est bien l'investiture socialiste. Les sondages ne sont qu'un moyen au service de ce but, tout comme l'appareil du parti. La question rest entière : est-ce que les adhérents du PS choisiront leur candidat en fonction des sondages, des consignes de vote des cadres du parti ou en leur âme et conscience ?

Bien que distancé largement par Ségolène Royal, Lionel Jospin peut se satisfaire de sa deuxième position, qui le place devant les autres candidats : "Déjà privés d'oxygène par Ségolène Royal, Lang et DSK sont les victimes collatérales du retour de Jospin. Car, s'il ne décolle pas dans les sondages, il arrive tout de même devant ses anciens ministres."

Publié dans Effets des sondages

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