Stratégie de décollage

Publié le par SurveySay

Le Monde (12 juillet 2006) dans un article intitulé "M. de Villiers ne récolte pas les fruits de sa radicalisation", nous indique que Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France "ne décolle pas dans les sondages, qui ne lui accordaient en juin que de 3 % à 5 % d'intentions de vote en prévision de l'élection présidentielle de 2007."

Philippe de Villiers a donc "fait le tour des politologues et des sondeurs afin de comprendre sa stagnation." Et pour épaissir son score dans les intentions de vote, Philippe de Villiers envisage de changer de stratégie : ""Il va s'adresser aux déçus du sarkozisme, car si aujourd'hui le ministre de l'intérieur est à 35 %, il baissera inexorablement en approchant de l'élection", explique Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF." Le pari d'une baisse du Président de l'UMP n'est pas absurde tant il est vrai que son niveau dans les sondages est particulièrement haut dans cette pré-campagne.  

Mais la stratégie appliquée jusqu'ici, si elle n'a pas produit le décollage attendu, a le mérite selon les dirigeants du MPF d'avoir construit les bases de la candidature de de Villiers : ""Nous nous devions dans la pré-campagne d'avoir un discours de rupture pour nous mettre dans le paysage politique", se justifie Guillaume Peltier. "Cela nous a permis de consolider notre électorat et de nous assurer d'un socle allant dans les sondages de 2% à 5% mais que j'estime moi à 7-8%", dit-il."

Publié dans Effets des sondages

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alain polu 23/07/2006 13:49

J'ai lu avec intrêt votre blog consacré aux sondages(politiques).
Pour ma part j'ai été perplexe sur la stratégie initiée par le bras droit de Philippe De Villiers, Guillaume Pelletier. Prendre des voix au FN en chassant sur ses terres selon le dicton "on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre" se heurte à 'l'original vaut toujours mieux que la copie/
J"éspère vous voir sur mon blog
 

FORLIB 15/07/2006 15:49

Ph. de Villiers se trouve dans le même type de situation que Chevènement en 2002.Son électorat potentiel est limité et hétéroclite. N'oublions pas que le 29 mai, ce champion du Non a été minoritaire en Vendée.Il chasse sur les terres du FN, de Sarkozy, sans avoir été adoubé par qui que ce soit et de plus, dans le passé, il a craché dans plusieurs soupes proposées.Sa seule chance est le retrait de Le Pen qui lui permettrait de glaner quelques points.

gilles 14/07/2006 13:11

j'ai mis votre site en lien sur un de mes blogs http://ptresidentielles2007projet.hautetfort.com/