Pas d'effet Royal

Publié le par SurveySay

Dans un article intitulé "Au Parti socialiste, l'appareil ne croit toujours pas à «l'effet Royal»" (Le Figaro mercredi 19 juillet 2006), Myriam Lévy nous rappelle la hiérarchie des candidats socialistes : "Dans les sondages, il y a, bien sûr, Ségolène Royal en tête, loin devant, et Laurent Fabius qui ferme la marche. Entre les deux, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang et François Hollande s'étagent, se surveillent, et se demandent comment sortir de cette «pétole», bête noire des navigateurs."

Elle nous rappelle ensuite la méthode de Ségolène Royal pour emporter l'investiture : "Sa stratégie est évidente : séduire l'opinion, ce qu'elle a fort bien réussi, pour mieux gagner la confiance des militants grâce à cette popularité qui fait d'elle la seule candidate socialiste à pouvoir se mesurer dans les sondages avec Nicolas Sarkozy."

Elle nous rappelle également que l'intervention de Lionel Jospin n'a pas fait changé les lignes : "Ni dans le parti, où aucune initiative n'est venue relayer jusqu'ici la déclaration de l'ancien premier ministre se disant disponible pour une candidature, ni dans l'opinion, puisqu'il est en baisse, qu'il s'agisse de sa cote de confiance ou des intentions de vote. ". Le seul effet des déclarations de Lionel Jospin est d'avoir ralenti le rythme des ralliements à Ségolène Royal : ""L'opération Jospin, reconnaît-on dans l'entourage de Royal, a «figé» la situation. Ceux qui étaient tentés de basculer en sa faveur sur la base des sondages se sont mis à entendre le discours des autres candidats, qui leur répètent que tout n'est pas plié et que la désignation du candidat socialiste ne peut pas se faire sur la seule foi des sondages."

Publié dans Effets des sondages

Commenter cet article