Les sondages et le refus du débat

Publié le par SurveySay

Débat

Dans un article intitulé "Au PS, Lang craint des «dissidents» pour 2007", publié le jeudi 20 juillet 2006, Libération écrit : "L'échappée belle de Ségolène Royal dans les sondages inquiète au plus haut point ses adversaires qui en appellent à François Hollande pour qu'il assure un match à la régulière en novembre, date à laquelle les militants socialistes sont appelés à départager les postulants à l'investiture pour la présidentielle."

L'inquiétude des concurrents socialistes de Ségolène Royal n'est pas un phénomène nouveau, mais il semble croître. Ce qui surprend davantage c'est le raisonnement des candidats, qui estiment que l'avance dans les enquêtes d'opinion de Ségolène Royal menace l'impartialité du processus de désignation interne. Cette avance n'a pas été acquise de façon irrégulière et les bons scores dans les sondages constituent une ressource politique comme une autre, au même titre que l'expérience politique par exemple ou le charisme.

On comprend cependant que forte de ses bons sondages la Présidente de la Région Poitou-Charentes pourrait être tentée de s'exonérer des débats contradictoires de la campagne interne du PS. Pourquoi convaincre qu'on est le meilleur candidat quand les enquêtes vous désignent déjà comme le favori ?

Publié dans Effets des sondages

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