Candidat non testé

Publié le par SurveySay

Dans un article intitulé "Fabius croit encore à son étoile présidentielle" (Le Figaro, mercredi 26 juillet 2006), Myriam Lévy écrit que  si il est élu président de la République, Laurent Fabius a promis de revenir dans un an monter le mont Canigou. L'article se poursuit ainsi : "Certes, à regarder les sondages, Fabius ne prend pas un bien grand risque. L'ancien premier ministre, minoritaire dans son parti, y est dominé par la popularité de Ségolène Royal au point que les sondeurs ne testent même plus sa candidature. D'autres abandonneraient. Mais Fabius continue, imperturbable."

Effectivement, le dernier sondage d'intentions de vote publié, la quatrième vague du Baromètre présientiel TNS Sofres-Unilog réalisée le 17 juillet 2006 pour RTL, Le Figaro et LCI, ne teste que trois candidats de gauche dans ses hypothèses de premier tour : Ségolène Royal, Lionel Jospin et François Hollande (cf. notre post http://sondages2007.over-blog.com/article-3340193.html). Nous avions déjà souligné la nécessité d'être testé dans les intentions de vote de second tour (cf. notre post http://sondages2007.over-blog.com/article-2547112.html). Cette nécessité devient encore plus cruciale quand il s'agit du premier tour. L'absence dans les sondages est signe de non existence politique. En l'occurence, il nous semble davantage s'agir d'une question budgétaire (il est logiquement plus coûteux de tester plusieurs hypothèses de candidatures) que d'une décision liée au manque d'intérêt de la candidature Fabius (sinon pourquoi tester François Hollande et pas Laurent Fabius ?). Il n'en reste pas moins que la candidature Fabius paraît moins incontournable que celle de Ségolène Royal.

Publié dans Usages des sondages

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