Effet Jospin

Publié le par SurveySay

Dans un entretien accordé au Journal du dimanche (6 août 2006), Jean Glavany,  interrogé sur les scores de Ségolène Royal dans les sondages, analyse la popularité comme : "un poison mortel pour notre démocratie. Elle flatte ce qu'il y a de plus médiocre chez les politiques: le paraître contre l'être, l'annonce plutôt que le faire, la facilité plutôt que le courage, l'émotion plutôt que la raison". Il ajoute ensuite "L'effet Jospin ne se lit pas dans les enquêtes d'opinion. Il se mesure dans la tête des responsables, des élus et des militants socialistes". Il convient de rappeler que les enquêtes d'opinion concernant les primaires du Parti Socialiste sont réalisées auprès d'échantillons représentatifs de Français, dont sont parfois issus des sous-échantillons de sympathisants. Et les sympathisants ne sont pas forcément les militants du PS, seuls autorisés à voter pour désigner leur candidat.

On peut en toute logique considérer que l'effet Jospin, s'il existe, se serait manifesté uniquement dans l'esprit des élus, dirigeants et militants socialistes. Mais que faudrait-il alors penser de la force d'un effet qui n'impressionne que les appartchicks sans toucher l'ensemble des électeurs ?

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