Sous vos applaudissements

Publié le par SurveySay

Christophe Barbier dans son éditorial intitulé "Sarkopile et Sarkoface" (L'Express, jeudi 28 septembre 2006) écrit "qu'il agisse comme ministre ou comme candidat, Nicolas Sarkozy oublie trop souvent qu'il doit recueillir les suffrages des citoyens et non les applaudissements des sondés. Or quand il avoue que, pour lui, "le vrai juge c'est le sentiment des Français", ce n'est pas pour évoquer le scrutin-verdict de mai 2007, mais pour exciper du soutien instantané de l'opinion, comme s'il pouvait étayer les galeries forées par son discours avec des piles de pourcentages d'approbation". Comme toujours, Christophe Barbier manie avec virtousité le verbe mais le discours n'est pas totalement convaincant. Il n'y a pas de contradiction nécessaire entre la recherche de l'approbation de l'opinion et l'obtention des votes des électeurs. La première peut précéder la seconde. Et l'appui de l'opinion publique, telle qu'elle est mesurée par les sondages, peut constituer une ressource politique importante pour forger les termes du débat politique.

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