Sondages et choix du candidat

Publié le par SurveySay

Dans un article intitulé "Quand l'opinion submerge les courants" et sous-titré "Le choix du candidat socialiste désormais soumis à sa popularité dans les sondages" (Libération, Lundi 2 octobre 2006), le journaliste David Revault D'Alonnes analyse les effets de l'arrivée massive de nouveaux adhérents au Parti socialiste. Il indique ainsi "Le sociologue Patrick Champagne résume : «Il y a vingt ans, au PS, on discutait idéologie pour savoir qui devait défendre ses couleurs. Aujourd'hui, on discute sondages pour déterminer qui a le plus de chances.» " L'évolution n'est sans doute pas aussi marquée que cela. En 1986, on devait discuter au PS des chances de réélection de François Mitterrand et analyser les sondages pour savoir s'il avait plus de chances que Michel Rocard. De façon identique, les adhérents PS d'aujourd'hui discutent toujours idéologie et politique. Le vrai changement tient plutôt à la mise en place d'un système de primaires, utilisé seulement en 1995 et 2006, qui rend plus importante l'équation personnelle des candidats, et notamment leur capacité à emporter la victoire finale.

Publié dans Effets des sondages

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