La crédibilité économique de Ségolène Royal

Publié le par SurveySay

Ségolène RoyalSelon la baromètre économique BVA-BFM-Les Echos-Akerys (mardi 10 octobre 2006), Ségolène Royal devance ses deux concurrents socialistes sur les enjeux économiques de la campagne présidentielle de 2007. Elle est ainsi la candidate à qui les Français font le plus confiance sur la plupart des sujets économiques.

Elle l'emporte nettement sur ses deux concurrents à l'investiture en ce qui concerne la création d'emplois (42% contre 22% pour DSK et 11% pour Laurent Fabius), le fianancement de l'assurance maladie (38%, 24% et 12%), les retraites (39%, 23% et 12%), le pouvoir d'achat (39%, 23% et 13% pour Laurent Fabius alors même que cette thématique est au coeur de son programme), la durée du temps de travail (41%, 17% et 14%), la montée des prix de l'immobilier (31%, 23% et 14%) et la fusion Suez-GDF (29%, 23% et 14%).

Elle est concurrencée par Dominique Strauss-Kahn que dans deux domaines : la réduction de la dette publique (31%, 30% pour DSK qui fait presque jeu égal dans ce domaine avec Ségolène Royal, et 13% pour Laurent Fabius) et la fiscalité (30% pour Royal et DSK et 15% pour Laurent Fabius).

Plusieurs conclusions s'imposent à la lecture de ce sondage. Premièrement, il faut observer qu'entre un quart et un tiers des personnes interrogées ne se prononcent pas sur chacun de ces sujets. L'économie reste un sujet technique et difficilement accessible pour le grand public. Ensuite, l'inexpérience politique de Ségolène Royal est souvent critiquée. Ce sondage démontre que la crédibilité ne s'appuie pas nécessairement sur l'expérience, puisqu'elle fait mieux dans tous les domaines que Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius, tous deux anciens Ministres de l'économie et des Finances.

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