La progression du FN : une idée reçue

Publié le par SurveySay

Boule de cristal

Dans un article intitulé "Fausses vérités et idées reçues de la précampagne présidentielle" (Le Figaro, jeudi 12 octobre 2006), le journaliste et enseignant à Sciences po, Eric Dupin, connaisseurs des sondages (il a publié en 1990  un ouvrage intitulé "Cinquante ans de sondages IFOP"), livre une analyse du début de campagne et des contre-vérité qui la polluent.   

 Il analyse d'abord l'idée d'une progression du Front National qui "s'appuie aussi sur une comparaison hâtive avec les sondages réalisés à l'automne 2001. Le candidat du FN était crédité de 7 % des intentions de vote et il a obtenu 16,8 % des suffrages six mois plus tard. Comme les ­enquêtes d'opinion le jaugent aujourd'hui aux alentours de 10 %, l'application du correctif équivalent le situerait à 24 % des voix sur la ligne d'arrivée." Eric Dupin rappelle alors "qu'un écart de cette ampleur ne s'est nullement produit en 1988 et en 1995. Ces années-là, Le Pen avait seulement recueilli deux ou trois points de plus que ce qu'indiquaient les enquêtes préélectorales effectuées six mois auparavant." Cnoclusion sans appel : "Rien n'est au mécanique." L'avenir n'est pas une répétition du passé. Rien pour l'instant n'indique clairement que Jean-Marie Le Pen sera présent au second tour de l'élection présidentielle. Même si cette possibilité existe, rien ne permet de dire qu'elle se produira. Le problème avec l'avenir, c'est qu'on ne peut toujours pas le prévoir. Y compris en politique.  

Publié dans Usages des sondages

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