Euphorie

Publié le par SurveySay

Marianne (28 octobre au 3 novembre 2006) publie un article intitulé "Bayrou, l'homme que les médias n'avaient pas calculé" dans lequel est rapportée cette scène : "« Ne soyons pas trop euphoriques ! ». En réunion de groupe, le députés UDF et leur grand prêtre Hervé Morin se sont quand même laissés aller, un peu, au délicieux pêché de l'allégresse sondagière : 12% des intentions de vote pour François Bayrou selon le dernier sondage Ifop - Paris Match. Un ravissement, un vertige devant la percée, mieux la trouée large, enfin comme un sourire à deux chiffres. Cela faisait plus de quarante  ans que, pour une présidentielle, la famille n'avait pas connu un score aussi souriant." Voilà un des effets des sondages qui est rarement souligné : l'euphorie. On ressent intuitivement la déception ou la colère que peuvent susciter de mauvais scores dans les sondages, malgré le masque d'indifférence affichés par les hommes politiques concernés. En revanche, on imagine mal à quel point de bons scores peuvent déclencher la joie chez ceux qui en sont crédités.

François Bayou et ses partisances se réjouissent de ce score à deux chiffres, près de deux fois supérieurs aux 6,84% obtenus au premier tour de l'élection présidentielle en 2005. En revanche, Marianne se trompe en affirmant que la famille centriste n'a pas connu de niveaux similaires depuis 40 ans. Valéry Giscard d'Estaing, représentant de cette famille et fondateur de l'UDF, ou même Raymond Barre ont connu des scores bien supérieurs après 1965.

Publié dans Effets des sondages

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