Unité ou diversité des candidatures ?

Publié le par SurveySay

Selon un sondage CSA pour France Europe Express et France Info (Dimanche 12 novembre 2006), une majorité de Français (62%) se déclare favorables à l'existence de plusieurs candidatures au sein de la majorité actuelle au premier tour de l'élection présidentielle (contre 34% qui partagent un avis opposé). Les sympathisants UMP expriment un avis plus mitigé : 48% d'entre eux souhaitent qu'il y ait plusieurs candidats "afin que la diversité des opinions soit le mieux représentée au premier tour" mais 51% se prononcent en faveur d'une candidature unique "afin d'essayer de disposer du plus fort score dès le premier tour".

La question de l'union a agité les diverses tendances de la droite lors des 25 dernières années du XXème siècle, notamment au travers de la relation adversaire-partenaire entretenu par le RPR et l'UDF. A chaque élection présidentielle, les deux composantes de droite (bonapartiste avec Jacques Chirac) et orléaniste (avec VGE, Raymond Barre, Edouard Balladur puis François Bayrou en 2002) ont été représentées. Les sympathisants et les militants de droite aspiraient à une union difficile à éclore, alors même que les scores obtenus par la droite étaient plus élevés lorsqu'il y a eu pluralité de candidatures au premier tour. Depuis 2002, deux phénomènes ont changé la donne : le quinquennat, qui entraîne dans sa logique institutionnelle le bipartisme, d'une part, et l'émergence d'un grand parti de droite, l'UMP qui réunit les différents sensibilité à l'exception des irréductibles de l'UDF, d'autre part. Ce sondage indique que les militants UMP n'en ont pas tous pris conscience, et que pour une large parti (48%) d'entre eux la fusion idéologique n'a pas été achevée au sein du creuset UMP.

Sondage réalisé par téléphone mercredi 8 novembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.007 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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