Comparatif intentions de vote / résultats

Publié le par SurveySay

Voici un comparatif entre les dernières intentions de vote réalisées auprès des sympathisants socialistes et les résultats officiels du vote des adhérents du PS. Les écarts sont indiqués en rouge.

 

Résultats officiels

IPSOS

Ifop

CSA

Opinion Way

Ségolène Royal

60,62%

62%

+ 1,38

58%

- 2,62

58%

- 2,62

58%

- 2,62

Dominique Strauss-Kahn

20,83%

27%

+ 6,17

32%

+ 11,17

31%

+ 10,17

36%

+ 15,17

Laurent Fabius

18,54%

11%

- 7,54

9%

- 9,54

9%

- 9,54

6%

- 12,54

Le score de Ségolène Royal a été correctement mesuré. En revanche, comme nous l'avions annoncé, la performance de Laurent Fabius a été largement sous-évaluée (8 à 12 points d'écarts) au bénéfice de celle de DSK.

Les fiches techniques :

IPSOS
Sondage IPSOS pour  Le Point réalisée auprès d'un échantillon de 486 sympathisants du PS issus de deux échantillons nationaux représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus comprenant 1881 personnes. 931 personnes interrogées les 27 et 28 octobre dont 249 sympathisants socialistes. 950 personnes interrogées les 3 et 4 novembre dont 237 sympathisants socialistes. Dates des terrains : 27 et 28 octobre, 3 et 4 novembre 2006.
Echantillons interrogés par téléphone. Méthode des quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d'agglomération et région.

Ifop
Sondage Ifop pour le JDD réalisé auprès d’un échantillon de 716 sympathisants du Parti Socialiste, extraits de deux échantillons de 1967 personnes, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité des échantillons a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Du 2 au 10 Novembre 2006.

CSA
Sondage exclusif CSA pour Profession Politique réalisé par téléphone le 8 novembre 2006. Echantillon national représentatif de 1007 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.


Opinion Way
Étude quantitative réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 404 sympathisants socialistes ayant regardé le débat entre les candidats à l’investiture. Les personnes interrogées ont été sélectionnées à partir d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas (âge, sexe, CSP, région et catégorie d’agglomération). Les individus ont été recrutés au sein de Newpanel, le panel d’OpinionWay, du 3 au 6 novembre, avant le débat. Un questionnaire leur a été soumis dans lequel on recueillait leur intention de regarder le débat, et on leur proposait de répondre ultérieurement à l’enquête. 75% des répondants avaient déjà participé à l’enquête lors des deux premiers débats. L’échantillon a été interrogé en ligne sur système Cawi. Dates du terrain: les interviews ont été réalisées les 7 et 8 novembre 2006, après le débat.

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Thomas 30/12/2006 22:19

De trop brèves remarques sur les deux points de conclusion de béber, qui j'éspere viendra réagir, mais ça m'étonnerait.
On peut dire que les sondages sont une construction de l'opinion publique, puisqu'ils contribuent à la réifier, c'est-à dire à la faire exister par un vaste dispositif technique et social. En même temps, toute manifestation de l'opinion publique est une construction: une manifestation, une émeute, un éditorial de journaliste, l'opinion du chauffeur du ministre, etc... En revanche, je voudrais discuter l'affirmation, voire l'accusation, de "formatage" de l'opinion publique par les sondages.
Il est en revanche dur de nier que lesdits sondages sont un outil économique pour les instituts comme pour les organes médiatiques, et que leur valeur informative rationnelle, quand on examine de près ces sondages, est, restons poli, mystérieuse.
Mais le commun des électeurs est-il dépourvu de défenses face à ce formatage?

béber 18/11/2006 12:08

Quel manque de logique :
d'un côté , les "sympathisants " ont été sondés, d'autre part ce sont des militants qui ont votés : aux esprits lucides de chercher l'erreur.

Si toutefois les sondages n'étaient pas utilisés comme arme de persuasion massive, on pourrait éventuellment déduire de ce sondage que l'opinion des ympathisants est en phase avec les pro-ségo, mais en déphasage avec les pro-dsk et pro-fabius.

Tout de même , l'amalgame illogique entre sympathisants et militants a conduit :
- d'une part , à inciter les militants dont l'espoir de gagner contre la droite est fort a voter pour celle que les sondages ont présentés comme gagnante
- d'autre part, à donner des chiffres totalement en décalage avec la réalité MILITANTE de la répartition des votes fabius et dsk .

Les sondages servent :
1. à formater l'opinion publique
2. à vendre de "l'actualité"
mais a aucun moment, les osndeurs n'ont à se justifier vis vis de leurs erreurs.
Encore une fois, cherchez l'erreur.

Pierre 17/11/2006 15:43

Ces résultats sont logiques, puisque les sondages sont réalisés auprès des sympathisants socialistes alors que le vote est effectué par les adhérents du PS. Sympathisants et adhérents n'ont pas les mêmes avis.

Ces sondages tendraient donc à dire que :
* Ségolène Royal a la même côte chez les sympathisants que chez les adhérents PS,
* DSK est plus apprécié chez les sympathisants que chez les adhérents PS (d'ailleurs je crois qu'il est même apprécié à droite ou en tout cas au centre),
* Laurent Fabius est plus apprécié chez les adhérents PS que chez les sympathisants.

Donc rien d'anormal à ces sondages.