Sarkozy et le statesmanship

Publié le par SurveySay

Selon un sondage Ifop pour Acteurs publics et Métro (mercredi 20 décembre 2006), 44% des Français considèrent que Nicolas Sarkozy est le candidat qui a le plus "l'étoffe d'un chef d'Etat", loin devant Ségolène Royal (29%). François Bayrou n'est cité que par 7% des sondés, et Jean-Marie Le Pen par 6%. Ce sondage confirme les résultats d'une autre enquête (cf. notre post http://sondages2007.over-blog.com/article-4651400.html). Nicolas Sarkozy possède le "statesmanship", les qualités traditionnellement attendues d'un chef d'Etat. Il s'agit maintenant de savoir si ces qualités suffiront et surtout, si les Français n'attendent pas un nouveau type de leadership.

Par ailleurs, 75% des Français souhaitent néanmoins que le prochain président de la République mène une politique extérieure "éloignée" de celle des Etats-Unis, contre 25% qui réclament une politique "proche". En matière de politique extérieure, 32% veulent que l'ambition prioritaire du prochain président de la République soit de "promouvoir l'aide au développement des pays pauvres" et 28% que la France dans les années à venir "soit le moteur de l'Union européenne". En revanche, seuls 11% des Français veulent que le président de la République "affirme une politique étrangère indépendante".

Sondage réalisé par téléphone du 2 au 4 décembre 2006 auprès d'un échantillon de 929 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Publié dans Meilleur candidat

Commenter cet article

Thomas 18/01/2007 13:55

D'abord, ce commentaire réactualise la bonne vieille "théorie du complot" médiatique, qui "bourre le crâne" des électeurs pour les faire voter comme elle l'entend. Ensuite, si effectivement "ça marche", alors pourquoi appeler aux urnes les citoyens si leur vote seront "télés-guidés" ? Enfin, je suis curieux d'entendre les propositions du candidat que vous semblez supporter sur cette question.

alex broca 11/01/2007 13:56

Présidentiabilité ou l’habileté des médias à nous transformer des menteurs en présidentiables

La présidentialisé n'est pas un terme de politologie mais un terme que Molière qualifierai de précieux et de ridicule. Pas par ce qu'il contient mais par qui l'emplois. Les médecins hier aujourd'hui les médias nous aspergent de termes à la mode pour nous embobiner. La présidentiabilité n’est pas un terme scientifique, même s’il en a l’aire, c’est un four tout d’arguments de campagne dissimulés. Un tel, parce qu’il porte bien la cravate et la manipulation médiatique et parce qu’il roule en voiture de fonction avec garde du corps a, effectivement, médiatiquement, publicitairement, une gueule de présidentiable. C’est pitoyable mais garde ! Ca marche ! Alors pour ceux qui ne juge pas sur le décor mais sur le fond, aux urnes citoyens !

Thomas 30/12/2006 21:51

Trois remarques:
1)après tous les efforts déployés par l'intéressé depuis bientôt 5 ans, il est heureux pour lui que "les Français" le reconnaissent comme étant celui qui possède le plus "l'étoffe d'un chef d'Etat", même si on ne sait pas vraiment ce qu'on peut entendre par "étoffe de chef d'Etat" (je ne parle pas du tissu).
2)J'ai du mal à comprendre comment il est possible de dire qu'untel dispose de certaines qualités pour exercer la fonction de Chef d'Etat, alors que le seul moment pour émettre un jugement rationnel sur ce problème est d'attendre la fin de l'hypothétique mandat de la personne concernée, en toute logique.
3)Un élément de plus pour étayer la thèse que la communication politique n'est jamais aussi puissante que lorsque sa dimension contrôlée et non-contrôlée se conjuguent.

Thomas BERTRAND 29/12/2006 16:39

Bonjour,
Un étudiant en science politique se demande ce que peut bien recouvrer le "concept" de politologie médiatique de "présidentiabilité"?
Est-ce que quelqu'un peut m'éclairer?