Duel

Publié le par SurveySay

Dans un article intitulé "Royal-Sarkozy, le duel annoncé", Le Figaro (mardi 2 janvier 2007) indique que "les sondages n'ont pas mis depuis longtemps, sous la Ve République, deux candidats si haut, à quatre mois d'un premier tour. En décembre 2001, Jacques Chirac était crédité par les sondeurs de 22 % et 28 % des intentions de vote. Lionel Jospin se tenait, avant la trêve des confiseurs, entre 22 % et 24 %. Cinq ans plus tard, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy dépassent tous les deux la barre des 30 %. Même si une telle avance risque de fondre dans les semaines à venir, elle installe fortement l'idée d'un duel entre « Nico » et « Ségo »." Il est vrai de remarquer que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se partagent pour l'instant les deux tiers des intentions de vote.

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Thomas 04/01/2007 14:52

Globalement d'accord avec les précédents commentaires: il est vrai qu'il est toujours utile de considérer le passé, et notamment en matière de sondages et d'élections. Une remarque sur le comportement journalistique: en 2002 déjà, l'évidence faisait que le second tour ne pouvait être qu'un duel entre MM. Chirac et Jospin. Et l'on sait tous ce qui s'est passé. Question naïve: si le second tour est plié, à quoi bon aller voter? Et même pourquoi faire une élection ? J'aimerais savoir, un jour, quand les journalistes tenteront d'évaluer les possibles effets pervers, sur certaines catégories de l'électorat, de l'utilisation qu'ils font des sondages, et surtout de leurs commentaires. Mais ne rêvons pas trop...

Alankazame 04/01/2007 10:33

zeloise a raison, mais je lui ferais tout de même remarquer qu'en 1974, la plupart des sondages ont finit par donner à Mitterrand des scores entre 40 et 45% et à Giscard son 30%... Par ailleurs, pour ce qui est de 1981, Geroges Marchais était dans les derniers sondages à 19%, alors que Mitterrand n'était qu'à 22... Ca aurait tout aussi put être Marchais, le candidat de la gauche au second tour en 81, si on s'était fié aux sondages et à leur marge d'erreur de 3%...

zeloise 03/01/2007 23:52

à titre de complément d'information (selon les archives sondages Sofres: http://2007.tns-sofres.com/historique-elections-presidentielles-themes.php):
- en décembre 1994: Delors était à 32% et Balladur à 25%
- en décembre 1988: Mitterand était à 38% et Barre à 24%
- en décembre 1981: Giscard était à 35%
- en 1974, les 1ier chiffres date de fin mars: Mitterand était à 36%, Giscard à 27% et Chaban à 26%

Je ne crois pas que l'on puisse comparer de la sorte. La situation aujourd'hui est très différente, à ce jour dans il n'y a qu'un seul candidat de la droite non-extrême qui peut "potentiellement" être au 2ieme tour (alors qu'en 1974, 1981, 1988 et 1995 il y en avait 2).

Plus que le chiffre d'intentions de vote, c'est les différences relatives entre candidat qui est l'information véritable. Dans un scrutin à 2 tours, l'important avant tout est d'être parmi les 2 premiers au 1ier tour...

Il ne faut pas oublier le niveau d'abstention qui peut influer sur le résultat de manière notable. Le grand gagnant du 1ier tour en 2002, loin devant tout les autres fut l'abstention avec plus de 28% des inscrits (Chirac 13,8%, Le Pen 11,7% et Jospin 11,2% des inscrits) ...

Enfin, n'oublions pas que toutes les campagnes électorales influent sur les valeurs des sondages et le résultat final (c'est plutôt une bonne nouvelle). Même De Gaulle qui pensait être élu au 1ier tour en 1965, fut obligé de "faire campagne".

zeloise

Pierre 03/01/2007 18:11

Oui, 2/3, mais à 4 mois de l'élection et dans des intentions de vote où on n'offre que 8 candidats (alors qu'ils seront probablement uen douzaine). Tout cela sans compter que des dynamiques de campagne vont oeuvrer contre les deux grands, que l'actualité risque de les bousculer... Souvenez-vous, en 2005, le OUI représentait 2/3 des intentions de vote à cette période de l'année (si ce n'est plus) et il a fini à 45% !!
Tout est encore possible, c'est juste du matraquage qui marche bien pour l'instant.
Pierre.