Poussée de Nicolas Sarkozy

Publié le par SurveySay

Nicolas SarkozySelon un sondage Ifop pour Paris-Match réalisé après le congrès d'investiture de l'UMP, Nicolas Sarkozy arriverait en tête du premier tour de l'élection s'il avait lieu ce dimanche avec 33% des voix (+4 points). Ségolène Royal obtiendrait un score de 28% (-1 point). François Bayrou arrive en troisième position avec 12% (+1 point) des intentions de vote, devant Jean-Marie Le Pen (10%, -1 point). Viennent ensuite Olivier Besancenot (3,5%, -1,5 points), Marie-George Buffet (3%, -1 point), Arlette Laguiller (3%, stable), Philippe de Villiers (3%, +1 point), Dominique Voynet (2%, stable), Corinne Lepage (1%, stable), Frédéric Nihous (1%, stable) et Gérard Schivardi (0,5%), le candidat du Parti des Travailleurs.

En cas de candidature de Jacques Chirac, le président de l'UMP arriverait en tête avec 29% des suffrages, devant Ségolène Royal (28%), François Bayrou (11%) et Jean-Marie Le Pen (11% également). Le président de la République n'obtient que 5% des intentions de vote.
Au second tour, Nicolas Sarkozy obtiendrait 52% des voix contre 48% à Ségolène Royal.

Plusieurs enseignements sont à retenir de ce sondage. Nicolas Sarkozy creuse l'écart avec Ségolène Royal : désormais, 5 points les séparent au premier tour. Le Congrès d'investiture de l'UMP profite à Nicolas Sarkozy, tout comme Ségolène Royal avait enregistré une légère poussée dans les intentions de vote après avoir été désignée candidate officielle du PS. L'effet, lié à l'exposition médiatique, est logique et sans doute temporaire. Il faut également remarquer que François Bayrou se classe pour la première fois en troisième position, et devance Jean-Marie Le Pen. Le Président de l'UDF semble ainsi récolter les premiers fruits de ses critiques contre le parti pris des grands médias en faveur des deux grands candidats.

Sondage réalisé par téléphone le 15 janvier auprès d'un échantillon de 868 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Publié dans Intentions de vote

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PierreP 21/01/2007 11:27

Pourquoi ne figure pas aux sondages le pourcentage des personnes étant absentéistes, c'est à dire ceux qui ne font plus confiance aux institutions actuelles et désirs de grandes réformes institutionnelles avant de voté à nouveau.

L'électeur 18/01/2007 23:41

Je me permets de vous proposer, très humblement, un petit site permettant de voter de manière pondérée, à savoir que chaque électeur dispose d'un certain nombre de points qu'il peut distribuer à PLUSIEURS candidats. De surcroit il peut aussi distribuer des points négatifs aux candidats qu'il n'apprécie pas :

http://elire.free.fr

Thomas 18/01/2007 17:51

Juste un mot sur la question des variations de la configuration des candidatures soumises aux sondés. On sait que la majorité des intentions de vote sont réalisées par téléphone. On sait aussi que le nombre de candidats potentiels est élevé. Le fait est également connu que soumettre un trop grand nombre d'items de réponse aux sondés émoussent leur patience, et limite le nombre de contacts téléphoniques qui se révèlent fructueux. Mon hypothèse est que les instituts ne peuvent, pour des raisons principalement d'ordre technique, soumettre aux sondés l'éventail complet des possibles candidats. De même que les 16 candidatures de 2002 ont sensiblement compliqué la tâche du CSA, cela ne rend pas le travail plus facile pour les instituts.

jps 18/01/2007 11:00

les sondages sont des photographies qui sont floutées par les interrogations posées (nature, nombre, etc...ou absence d'autres candidats)
ils révèlent une tendance qu'il convient de ne pas négliger
http://poly-tics.over-blog.com/

zeloise 17/01/2007 19:14

A titre d'information, les intentions de votes de Balladur (Sofres):
- novembre 1994: 25%
- fin janvier 1995: 32% (+7, après sa déclaration de candidature)
- début mars 1995: 20%

zeloise

PS pour Jacki: je suis d'accord avec la question, d'autant que les rares sondages où Chirac, ou Hulot sont pris en compte Le Pen est plus haut, Sarkozy est beaucoup plus bas.