La mauvaise qualité de la campagne

Publié le par SurveySay

Selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI (vendredi 2 février 2007), 71% jugent que la campagne présidentielle est de mauvaise qualité contre 28% qui pensent le contraire. Si 43% des personnes interrogées estiment que personne n'est responsable, 33% jugent que Nicolas Sarkozy a sa part de responsabilité dans cette campagne de mauvaise qualité. Ils ne sont que 24% à rejeter la faute sur la candidate socialiste.

Les "gaffes" de Ségolène Royal en Chine, sur le Québec auront des conséquences sur le vote pour 62% des Français alors que la polémique autour des Renseignements généraux et du ministre de l'Intérieur n'aura pas de conséquence pour 60% des sondés.

Globalement, 73% des personnes interrogées considèrent que les militants UMP ont eu raison de désigner Nicolas Sarkozy comme candidat alors qu'ils ne sont que 51% à penser que les militants du PS ont eu raison de choisir Ségolène Royal.

Quant au bilan de la semaine écoulée, 41% des Français trouvent que c'est le président de l'UDF François Bayrou qui a marqué le plus de points, devant Nicolas Sarkozy (27%) et Ségolène Royal (16%). Cependant c'est le voyage de Ségolène Royal aux Antilles qui a marqué la semaine (11%) devant la polémique sur les RG, la percée de François Bayrou dans les sondages et les erreurs de la socialiste sur le Québec (10%).

Sondage réalisé les 30 et 31 janvier derniers, auprès d'un échantillon de 1.071 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et interrogés sur Internet.

Publié dans Intentions de vote

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Thomas 09/02/2007 16:52

Sur la forme, il faut croire que l'institut Opinion Way est parvenu à constituer un échantillon représentatif des électeurs français rien qu'en recourant à Internet. Je reste sceptique: je voudrais qu'on me prouve que la diffusion (difficile) et l'utilisation (encore plus difficile) d'internet sont homogénéiquement répandues dans le monde social. Sur le fond, les questions posées lors de cette enquête reflètent de façon très convaincante la substitution du questionnement portant sur le jeu de la campagne (stratégies des uns et des autres, incidences sur les électeurs, commentaires sur les "boules puantes" de la campagne, etc.)à celui, plus substantiel, portant sur les projets et surtout, les bilans des candidats.