Le scénario Bayrou

Publié le par SurveySay

Dans un article "François Bayrou joue la province contre Paris" (Le Monde, lundi 5 février 2007) analyse la progression du candidat centriste "désormais crédité d'un score à deux chiffres dans la quasi-totalité des sondages sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle". Pour comprendre sa position dans la course présidentielle et tenter d'anticiper ce que sera son évolution, il faut procéder à un retour historique : "En 2002, à ce stade de la campagne présidentielle, Jacques Chirac et Lionel Jospin se livraient toujours un coude-à-coude en tête des intentions de vote, aux alentours de 23-24 %, mais le chef de l'Etat avait désormais pris l'avantage sur son premier ministre. Loin derrière, Jean-Marie Le Pen et Jean-Pierre Chevènement se disputaient la troisième marche du podium, crédités l'un et l'autre d'environ 11-12 %. Mais le président du Mouvement républicain et citoyen amorçait une dégringolade qui le ramènera au seuil des 5 %, tandis que le président du FN n'allait cesser de progresser pour atteindre, in fine, le second tour." La comparaison avec 2002 ouvrirait donc deux pistes à François Bayrou : l'effondrement à la Chevènement ou la lente progression pour se qualifier sur la ligne pour le second tour. Le précédent de l'élection de 1995 dévoile la possibilité d'un autre schéma : "Edouard Balladur, premier ministre, caracolait en tête des intentions de vote aux alentours de 28 %. Lionel Jospin, finalement investi par le PS, bénéficiait d'un socle de 22-23 % et Jacques Chirac faisait figure d'outsider. Il était encore loin, cependant, des 20 %. Fin 1994, lâché par une bonne partie de son camp, qui avait préféré miser sur le favori des sondages, il avait atteint un étiage de 11-12 %."

Evidemment, l'article conclut : "Ces leçons, M. Bayrou les a méditées. Mais c'est le Chirac version 1995 qui l'inspire." François Bayrou en 2007 est au niveau de
Jacques Chirac en 1995 à la même époque de la campagne. Mais pour le candidat RPR, il s'agissait de son plus bas, tandis que le candidat UDF atteint son plus haut. Comparaison n'est pas raison.
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