Plus de la moitié des électeurs ont fait leur choix

Publié le par SurveySay

Selon un sondage BVA pour Orange (mercredi 28 février 2007), 55% des Français affirment savoir pour qui elles vont voter et être sûres de ne pas changer d'avis (61% chez les sympathisants de droite et 52% chez ceux de gauche).  25% disent savoir pour qui elles vont voter, mais qu'elles peuvent encore changer d'avis (28% à gauche et 25% à droite). 10% déclarent hésiter entre plusieurs candidats et 9% ne pas savoir du tout pour qui elles vont voter. Le phénomène de cristallisation du vote, qui habituellement se réalise dans les trois dernières semaines de campagne, semble ainsi avoir commencé de manière prématurée lors de cette campagne.

Cette situation est sans doute dûe au fait que 28% des personnes interrogées se déclarent très intéressés par la campagne et 44% plutôt intéressés. A l'inverse, 28% se déclarent pas vraiment ou pas du tout intéressés. La moitié des Français affirment parler souvent de la campagne. Ceux qui disent n'en parler jamais ne sont que 17%. Enfin, 77% des personnes interrogées considèrent que la manière dont se déroule la campagne les incite "plutôt à aller voter".  Les sympathisants du PS se disent moins incités à aller voter que ceux de l'UMP (78% au lieu de 92%)

Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 février auprès de 954 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.

Publié dans Scrutin

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FRANCOIS 02/03/2007 23:20

EXCUSEZ-MOI, JE ME SUIS TROMPE, C'EST UNE VIRGULE QUE JE VOULAIS METTRE APRES Mr. SARKOZY ET NON UN POINT D'INTERROGATION...

FRANCOIS 02/03/2007 23:18

JE TROUVE CELA CURIEUX QU'UNE MAJORITE DU PEUPLE FRANCAIS VOTE POUR SARKOZY ALORS QUE LA MAJORITE DES FRANCAIS SONT "RANGES" DANS LES CLASSES MOYENNES ET MODESTES : AU VU DE LA POLITIQUE ULTRA-LIBERALE, CONSERVATRICE, POPULISTE,HOSTILE A L'ECOLOGISME ET AU PROGRESSISME DE Mr. SARKOZY? JE PENSE QUE CE N'EST PAS DANS L'INTERET DE LA MAJORITE DES FRANCAIS DE VOTER POUR CE-DERNIER... A VOUS DE JUGER

Catherine Guibourg 02/03/2007 14:58

Où en étions-nous à la même époque en 2002 ?. Plus de 25% + d'indécis, si je comprends bien, celà laisse un jeu encore ouvert pour le second tour , si l'on considère par exemple l'écart assez réduit entre Royal et Bayrou ( 6 à 7 % ?)

Catherine, blog "l'Europe dans la campagne"
http://catymi.blog.lemonde.fr/

Yves 02/03/2007 13:39

J'aimerais savoir si on dispose de données fiables concernant le vote réel des "motivés de la dernière heure" et le vote virtuel des abstentionnistes. En d'autres termes, quand une élection intéresse et que les électeurs y voient, à tort ou à raison, un enjeu important, le recrutement de nouveaux électeurs fait-il pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Ce n'est bien sûr pas évident, et peut-être une information trop difficile à récupérer. Mais comme la plupart des élections se gagnent finalement sur un petit nombre de voix, il y a peut-être des électeurs "charnière", peu nombreux, mais très puissants puisqu'ils font basculer la victoire d'un côté à l'autre. Enfin, le fait que la motivation pour voter soit moins grande dans l'électorat socialiste n'est-elle pas la nouvelle la plus inquiétante pour Ségolène Royal, plus encore que l'écart actuel avec Nicolas Sarkozy, puisque dans les élections précédentes, ceux qui ont gagné ont toujours commencé par motiver leur garde rapprochée, même s'ils sont partis d'un niveau très bas. Est-ce significatif?

Thomas 01/03/2007 16:03

D'abord une question normative, donc minée: une campagne électorale doit-elle avoir pour fonction d'inciter les électeurs à se rendre aux urnes? Je répondrai que non, bien sûr le débat est ouvert. C'est avoir une visoin naïve des choses. En droit, peu importe que le candidat élu l'ait été par un nombre de suffrages exprimés largement inférieur à celui ds abstentionnistes, des bulletins blancs et nuls. Certes mon raisonnement écarte trop vite la délicate situation de ce candidat, politiquement parlant. Deuxième chose: sur l'interprétation des résultats. Je crains que les pourcentages de personnes se disant "intéréssées" par la campagne, ayant l'intention d'aller voter, etc. , peuvent être artificiellement gonflés par la réticence que peuvent ressentir ces personnes à avouer qu'en réalité leur véritable degré d'intérêt pour la campagne et pour l'élection ne correspond pas à la norme sociale de comportement requise en matière politique. Celle-ci "impose", "commande" aux citoyens de lire les programmes des candidats, de les regarder quand ils passent à la téloche, bref de s'y intéresser. Pour faire bonne figure, on choisit les items de réponse dont on sait qu'ils sont les plus socialement valorisants, et valorisés. Ce n'est pas du reste quelque chose de très nouveau: c'est en bonne partie pour cela que les sondeurs redressent les intentions de vote de candidats comme Le Pen.