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Publié le par SurveySay

Ségolène RoyalDans un article intitulé "La semaine des trois défis de Ségolène Royal" (mardi 13 mars 2007), Libération nous indique que "Ségolène Royal a fixé la ligne, dimanche soir, lors de la réunion du pôle «expression publique» de son équipe : «On ne commente pas les sondages.» Alors que sa capacité à l'emporter sur Nicolas Sarkozy avait constitué, pendant la primaire, un de ses meilleurs arguments de vente... «Quand les sondages démontraient qu'elle battait Sarko, ils avaient toute leur importance, ironise un élu. Aujourd'hui, ils ont toute leur relativité.»" Nouvel exemple de l'ambiguïté du rapport des politiques aux résultats des sondages. Il convient toutefois de rappeler que Ségolène Royal commentait peu les sondages lorsqu'ils lui étaient favorables pendant la primaire socialiste.

La règle édictée par Ségolène Royal à propos des sondages n'est pas acceptée aisément. "Une ligne qui ne convainc pas l'ensemble du PS. «On ne commente pas les sondages, mais on ne fera jamais croire qu'on ne s'y intéresse pas, assure une élue. Surtout pour Ségolène Royal...»"

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Thomas B. 16/03/2007 14:48

Ah ça oui, il est dorénavant bien difficile pour les candidats à l'élection présidentielle française de faire croire au bon peuple qu'ils ne s'intéressent pas aux sondages. Pour ceux que cela intéresse, le Conseil Constitutionnel publie (c'était en juillet en 2002)les comptes de campagne des candidats, comptes dans les quels, au poste de dépense, figure une ligne "Sondages et enquêtes". Chirac a dépensé pour environ 572000 euros en la matière, et Jospin pour environ 627000 euros: pas mal! Bon allez je lance les paris: je dit que Sarkozy fera mieux que Chirac, et Royal mieux que Jospin. Je paye une bière si je perds. Plus sérieusement, depuis 1995, le candidat Le Pen n'a déclaré aucune dépense à ce poste comptable: je ne l'accuse pas d'être malhonnête ou de mauvaise foi, mais je trouve cela un peu étrange tout de même.