Enivrant

Publié le par SurveySay

Libération (jeudi 15 mars 2007) publie un entretien avec Denis Muzet, Président de l'Observatoire du débat public. Interroger sur la durabilité de la dynamique qui porte François Bayrou, Denis Muzet fait part de son scepticisme affirmant : "Je peux me tromper, mais c'est un gaz dont s'enivrent les sondés pour se faire un plaisir momentané et embêter les candidats des grands partis. On peut penser que l'ivresse, entretenue par le yo-yo des sondages, ne durera qu'un temps. Pas seulement parce que les perceptions de Bayrou se dégradent considérablement, à gauche comme à droite, quand on aborde la question du projet et de l'avenir, mais parce que les médias passeront à autre chose. Il reste cinq semaines de campagne, et il faut une autre dramaturgie pour nourrir la machine à combustion." Plusieurs éléments compose cette perception de la candidature de François Bayrou. D'abord, l'idée d'une candidature instrumentalisée par l'opinion pour ouvrir le jeu face au face-à-face annoncé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. C'est la fonction des candidatures de "troisième homme" : s'opposer à une alternative perçue comme imposée pour signifier sa liberté de choix. Ensuite, selon Denis Muzet cette fonction occulte le programme du candidat centriste. Enfin, et surtout, l'attrait de la candidature de François Bayrou reposerait sur une bulle médiatique vouée à éclater par un effet de lassitude des médias.

Publié dans Scrutin

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Xavier 17/03/2007 12:33

Je crois que les observateurs ont raison.
Dans l'isoloir chacun va retrouver son camp.

fred 17/03/2007 10:53

Les observateurs sont comme les journalistes, ils ont besoin d'alimenter en permanence leur propre raison d'être, mais des commentateurs qui commentent les besoins qu'ont les journalistes de s'alimenter pour s'alimenter eux-même ... la boucle est bouclée de l'absurdité !

Denis Vinckier 17/03/2007 08:15

Je crois que l'observateur se trompe