Hommes politiques et sondages

Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 08:33
- Par SurveySay
L'Express (jeudi 16 juillet 2009) nous apprend que "Jusqu'à présent, Brice Hortefeux avait coutume de dire: "Mon seul panel d'opinion, c'est le président." "Tu vas voir, tu vas monter mécaniquement dans les sondages", lui a glissé Nicolas Sarkozy au moment de sa nomination au ministère de l'Intérieur." Comme tous les membres de gouvernement, Brice Hortefeux n'est pas élu, mais nommé. Il tire donc sa légitimité de celui qui l'a nommé, c'est-à-dire selon la Constitution le Premier ministre, lui-même nommé parle Président de la république élu au suffrage universel. Il est donc logique qu'il se réfère directement à la source de sa légitimité. La réflexion de Nicolas Sarkozy est fondée sur son expérience : sa nomination Place Beauvau avait donné un coup d'accélérateur à sa cote d'avenir, passée de 26% en avril  à 43% en mai 2002. Le contexte (une élection présidentielle marquée par la thématique sécuritaire et la présence au second tour du Front national) et la dimension du titulaire du poste étaient nénamoins très différents. Et il est peu probable que Brice Hortefeux connaisse une telle progression dans les sondages. Nous suivrons cependant l'évolution, de sa cote avec attention. 
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 10:15
- Par SurveySay
Dans un article intitulé "Bayrou à l'heure des doutes", Le Parisien (mardi 9 juin 2009) indique que "Bayrou, qui avait mis en cause les sondeurs accusés de manipuler l'opinion, promettant même haut et fort des révélations après l'élection sur leurs « manipulations », a appelé hier Brice Teinturier, le patron de TNS Sofres pour s'excuser : « La Sofres avait vu quelque chose de juste. Je me suis trompé. Je ferais des propositions afin que l'on sorte du temps des soupçons et que les sondages obéissent à des règles plus claires. » " La Sofres avait correctement anticipé l'inversion de tendances de la dernières semaines, la poussé d'Europe-Ecologie et le décrochage du Modem. Il n'y avait donc pas de manipulation. C'est l'honneur de François Bayrou que de le reconnaître publiquement. Nous attendons ses propositions pour améliorer la transparence des sondages électoraux.

 

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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 17:30
- Par SurveySay
Dans un article intitulé "François Bayrou accuse le pouvoir de manipuler l'opinion", Le Monde (jeudi 4 juin 2009) rapporte que les propos du président du MoDem invité de la matinale de France Inter : il existe ""des manipulations", "des arnaques" destinées, selon lui, à créer "des mouvements d'opinion qui n'existent pas". "J'ai des informations (...). Je pense qu'il y a une organisation des sondages, avec des marchés permettant aux instituts de vivre, passés par des proches du pouvoir qui sont les grands organisateurs de tout cela."" Il donne rendez-vous après le scrutin et promet des "révélations" sur "la manipulation de l'opinion", si les résultats diffèrent des intentions de vote publiées par les instituts de sondage. Le Monde ajoute également qu'en meeting à La Mutualité le 3 juin François Bayrou a déclaré "Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec des faits, des noms, des dates, pour qu'on sache comment ça marche en France, la manipulation de l'opinion."

Les accusations des François Bayrou sont graves et dénoncent un système politique qui organiserait la manipulation de l'opinion au coeur même de l'Etat. Mais sans preuve, les accusations ne sont que des insinuations. Nous prenons donc date en attendant les éléments factuels promis par le président du Modem.

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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 18:14
- Par SurveySay
Dans un article intitulé "François Bayrou veut ignorer les sondages qui le donnent à égalité avec Daniel Cohn-Bendit", Le Monde (mercredi 3 juin 2009) écrit : "François Bayrou veut afficher une sérénité tranquille. Les sondages qui le donnent en repli, talonné par les listes Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit ? "Je ne les ai pas commentés quand ils étaient bons, raison de plus pour ne pas en parler maintenant. Je ne crois à rien de tout cela". Le président du MoDem préfère prendre le pouls de l'opinion au contact des Français".  Refus de commenter, prétendue invariabilité de la position et supériorité et véracité du contact direct avec le peuple, incrédulité affichée face aux données d'oppinion  : le discours de François Bayrou combine plusieurs élements de la critique des sondages.

Le Monde remarque que l'évolution des sondages du Président du Modem dans cette campagne européenne ressemble à celle de 2007 : une progression puis une chute à quelques jours du scrutin. Il rappelle également que "Déjà, à l'époque, il avait exprimé ses doutes sur l'utilisation des sondages. "On en reparlera après", avait-il déclaré le 17 avril 2007. Sans donner suite. Deux ans plus tard, le discours est le même : "Les sondages, j'en parlerai... plus tard", dit-il laconique, soulignant "les disparités" des trois dernières études d'opinion, où les instituts lui accordent 13 %, 12 % ou 11 %." Effectivement, on peut lui reconnaître le mérite de la constance. On peut observer aussi qu'il s'agit d'une façon de ne pas en parler.
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 07:53
- Par SurveySay
Dans un article intitulé "Daniel Cohn-Bendit affirme snober les sondages" (Le Figaro, mercredi 13 mai), le lecteur apprend la position de la tête de liste du rassemblement Europe Écologie en Ile-de-France : "le coprésident du groupe Vert au Parlement européen n'en démord pas : « Je ne vois pas pourquoi je discuterais sondage aujourd'hui, moi, je dis que ce sera 10 plus X ! »"

Après son frère Gabriel, Daniel Cohn-Bendit aborde la question des sondages en période de campagne électorale. Et il adopte une attitude très classique qui consiste à nier les indicateurs d'opionion, au moins officiellement, pour n'accorder d'importance qu'au résultat du scrutin.

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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /2009 16:54
- Par SurveySay

Rama Yade donnait une interview à Libération (mardi 14 avril 2009), dans laquelle on peut lire l'échange suivant :

"N’êtes-vous pas populaire, surtout, parce que vous avez dit non à Nicolas Sarkozy qui vous demandait d’être candidate aux élections européennes ?
Ce n’est pas ce que les gens que je rencontre me disent. C’est un ou deux points supplémentaires qui m’ont placée en tête, comme vous dites, et les analystes les mettent plutôt au compte des électeurs de droite. Mais je le répète, le combat pour les droits de l’homme et les solutions collectives à la crise m’intéressent plus que le commentaire des sondages."
Au final, la jeune Ministre adopte le positionnement classique du No Comment, mais révèle sa connaissance et son intérêt pour les sondages qui la concernent

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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 16:58
- Par SurveySay

Ce matin le Président de la république était l'invité d'Europe 1. En voici un extrait :

JEAN-PIERRE ELKABBACH : Alors, on pourrait parler encore de politique étrangère, Monsieur le Président. Vous avez entendu l’analyse du sondage SOFRES pour EUROPE 1 sur votre action contre la crise. Les Français vous trouvent, dans la crise, déterminé, largement, courageux, rapide, en revanche, pas novateur, pas ou peu à l’écoute des gens, pas ou peu rassurant. Qu’estce que vous en pensez ?

NICOLAS SARKOZY : Mais moi, je n’ai pas à commenter les sondages, mais je comprends très bien qu’une grande station comme EUROPE numéro 1 commente des sondages, que d’autres le fassent, mais Monsieur ELKABBACH, je suis déjà assez occupé, si en plus, je dois commenter les sondages, mais je n’en finis plus. Mon problème n’est pas de commenter les sondages, les manifestations ou les éditorialistes, mon problème, mon rôle, oserais-je dire, ma responsabilité, c’est de prendre des décisions avec sang-froid.


L'échange est intéressant à plus d'un titre.
D'abord, il faut remarquer qu'Europe 1 devient commanditaire de sondages, rôle traditionnellement dévolu à la presse écrite, et de façon plus exceptionnelle à la télévision. Dans la concurrence entre les stations de radios et entre les différentes medias, Europe 1 choisit de commander des sondages pour faire parler d'elle. C'est à ce titre, que le sondage est évoqué et
soumis au jugement du Président de la république.
Ensuite, la position de principe adoptée par le Président de la république est très classique : acteur, et non spectateur, il n'a pas à commenter l'appréciation de sa propre action. En revanche, n'est-il pas tenu de commenter les manifestations ? Ne doit-il pas donner son analyse du message envoyé par les manifestants ? 
A cet égard, relevons que Nicolas Sarkozy associe dans un même ensemble sondages, manifestations et éditorialistes (sans doute voulait-il dire éditoriaux). Quel est le point commun à ces trois choses ? Les deux premiers se présentent comme une expression du peuple alors que les éditoriaux ne représentent l'avis que de leur propres auteurs. Le Président cherchait-il à déstabiliser son interlocuteur sans doute considéré comme éditorialiste ? 

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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 08:12
- Par SurveySay
Paris Match (jeudi 20 février 2009) publie une intention de vote pour les élections européennes et a demandé aux responsables des deux principaux partis politiques, l'UMP et le PS, d'en commenter les résultats. Le Secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand déclare ainsi "Nous savons bien que les sondages à quatre mois des élections reflètent en général assez peu la réalité." Martine Aubry, premier Secrétaire du Parti socialiste indique "Il me paraît un peu tôt pour tirer des enseignements définitifs, voire des pronostics, sur les élections européennes à partir des sondages actuels."

Au-delà de la convergence de vues et de la nécessaire précaution en matière électorale, ces deux responsables politiques disent leur connaissance de l'outil sondage et de son usage. Et, ils indiquent clairement leur croyance en la crédibilité des sondages, même si leur fiabilité est faible si longtemps avant l'échéance. Il sera intéressant de voir si le discours sur les sondages se modifie à l'approche du scrutin. 
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 09:14
- Par SurveySay
Valérie Pécresse, candidat dans les primaires UMP pour être tête de liste en Ile-de-France lors des prochaines élections régionales a déclaré dimanche 11 janvier 2008 sur I-Télé : "Si un sondage ne fait pas une élection, aucune élection ne se fait sans sondages ! " La Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche réagissait à la publication d'un sondage Opinion Way dans Le Figaro (vendredi 9 janvier). Ce sondage, qui la donne largement victorieuse lors de la primaire, a déclenché la colère et les accusations de manipulation de son adversaire Roger Karoutchi.

Au-delà du conflit entre concurrents, qui sera tranché par la Commission des sondages, la citation de Valérie Pécresse rappelle l'omniprésence des sondages, désormais indissociable de toute compétition électorale d'envergure, comme en atteste l'inflation du nombre de sondages publiés en période électorale. Qu'on le regrette ou qu'on l'approuve, la présence des sondages est une donnée de toute campagne électorale et le débat sur l'interdiction des sondages a été tranché par la loi. Valérie Pécresse fait également écho au débat ancien de l'influence des sondages sur le vote, sans doute pour la symétrie de l
a formule.
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 21:45
- Par SurveySay
Dans un  article intitulé "Bayrou, le candidat perpétuel", Le Point (18 décembre 2008)  décrit la confiance du Président du Modem vis-à-vis de son lien avec les électeurs :  "Une conviction renforcée par un sondage sur la présidentielle, publié dans Le Figaro du 14 novembre. Face à Martine Aubry-dont il est persuadé qu'elle finira par faire alliance avec le MoDem-, Bayrou obtiendrait 18 % des voix au premier tour. « Pas 1% ne s'est éloigné de nous ! Le socle français est intact », se félicite celui qui dit pourtant ne pas croire aux sondages."

Comme tous les hommes politiques, François Bayrou lit les enquêtes d'opinion qui le concernent. Il en analyse les résultats et tire de leur lecture des conclusions qui le réconfortent. Dès lors comment expliquer qu'il ressente la nécessité de préciser qu'il ne croit pas aux sondages ?
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