Primaires du Parti Socialiste

Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 17:49
- Par SurveySay

Un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France (samedi 22 aout 2009) indique que Dominique Strauss-Kahn demeure le candidat socialiste préféré des Français pour la prochaine élection présidentielle. Avec un score 33%,  il devance largement Ségolène Royal (14%) et Bertrand Delanoë (13%). Les autres candidats potentiels testés obtiennent moins de 10% : Martine Aubry (9%), Manuel Valls (8%), François Hollande (6%), Laurent Fabius (4%) et Pierre Moscovici (2%).

 

Parmi les sympathisants PS, le directeur du FMI est également en tête (27%). Mais l'écart avec Ségolène Royal (24%) est beaucoup moins marqué (3 points contre 19 points auprès du grand public). En revanche, Bertrand Delanoë (14%), et Martine Aubry (11%) conservent des scores identiques auprès de sympathisants de leur parti. L'avance de DSK, forte auprès des Français, est plus courte dans son parti. Il profite dans l'opinion de son éloignement, qui fait de lui un recours, mais également de son expertise économique, valorisée en temps de crise. Ségolène Royal, en seconde position, n'est pas distancée et son retard actuel peut facilement être comblé. Elle a néanmoins subit une forte dégradation dans l'opinion publique.

 

Sondage réalisé par téléphone du 20 au 21 août auprès de 959 personnes de 18 an et plus, selon la méthode des quotas. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 19:49
- Par SurveySay
La commission du PS sur les primaires vient de rendre son rapport (mercredi 17 juin 2009) intitulé « POUR DES PRIMAIRES OUVERTES ET POPULAIRES ». Ce rapport évoque à plusieurs reprises le rôle des sondages :

En page 4, il  reprend l'idée d'un lien entre les médias et les sondages, qui feraient l'élection contre le peuple "L'investissement personnel des citoyens est l'une des armes-clé de ces élections difficiles qui se déroulent quasi exclusivement dans les médias, et avec les instituts de sondage. Donner le pouvoir aux citoyens de faire le candidat et de choisir avec lui son projet est le moyen de contourner la puissance de feu médiatique de la droite."

En page 6, il critique les sondages comme moyen de constitution d'un avis électoral : "La campagne doit permettre aux électeurs de tout connaître des candidats : leur personnalité, leur programme, leurs équipes. Ils se prononcent ainsi en toute connaissance de cause, sur la base d'une opinion raisonnée et non de préjugés préalables, ou de sondages."

En page 14, il oppose le vote aux sondages : "Nous défendons la préférence pour les débats sur le terrain et les votes, plutôt que les débats de plateaux de télévision et les sondages. La limitation de la campagne à des territoires restreints permet de valoriser les capacités de faire campagne et de mettre en mouvement les citoyens : les candidats se forgent leur légitimité pendant la primaire. Ce sont les votes qui légitiment et non les enquêtes d'opinion."

Dépossession du vote des citoyens au profit d'un lobby médiatico-sondagier, dévalorisation du rôle des sondages dans la construction d'un choix électoral, et rappel de la supériorité du vote sur les enquêtes : on retrouve des critiques identiques à celles entendues lors des primaires de 2006. Chacun peut comprendre la nécessité de légitimer le travail de la commission en tapant sur la cible facile des sondages. Il faut pourtant rappeler que les sondages ne votent pas, nin dans les primaires, ni à l'élection générale. Ce sont les électeurs, et eux-seuls, qui glissent leurs bulletins dans l'urne. La Commission du PS sur les primaires ne s'interdit pas d'être contradictoire puisque à coté de cet
anti-sondages primaire, elle fait figurer dans les annexes au rapport les résultats des "enquêtes d'opinion sur les Primaires de la gauche (Ifop des 13 mars et 12 juin 2009 ; Viavoice du 31 mars 2009)".
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 18:03
- Par SurveySay
Dans un article intitulé "Des primaires ouvertes pour la présidentielle de 2012 : un électrochoc salutaire ?", Le Monde (15 juin 2009),  explique que pour certains membres du PS, les primaires ouvertes permettraient de sortir de la crise actuelle du parti. Mais, "A contrario, les laissés-pour-compte des sondages y sont hostiles. C'est le cas de François Hollande et de Laurent Fabius.

Logiquement, les primaires socialistes de 2006 avaient déjà suscité la réticence de ceux qui étaient à la traîne dans les sondages. L'investiture a d'ailleurs été donnée )à celle qui était en meilleure situation dans les sondages pour l'emporter en 2007. L'ouverture des primaires à l'ensemble des sympathisants de gauche accentuerait encore plus leur handicap sondagier
.

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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /2009 10:41
- Par SurveySay
Selon un sondage Viavoice pour Libération (mardi 31 mars 2009), 57% des Français se déclarent favorables à des primaires "ouvertes", c'est-à-dire ouverte à tous les militants de gauche et pas seulement ceux du PS, pour désigner le candidat socialiste à la présidentielle. L'adhésion est partagée par 63% des sympathisants de gauche et 66% des sympathisants PS. Seuls 32% des Français préfèrent réserver des primaires aux adhérents socialistes (31% de sympathisants de gauche, 29% des sympathisants socialistes).

La méthode des primaires "ouvertes" est jugée "démocratique" (77%), "moderne" (72%) et donnant plus de chances de victoire au candidat désigné (67%). Cependant, 53% des Français estime que cette procédure sera difficile à mettre en place. 66% des personnes interrogées se prononcent pour la désignation d'un "candidat unique de toute la gauche" à l'Elysée, par des primaires ouvertes. 29% y sont opposées, 5% ne se prononcent pas. Parmi les sympathisants de gauche ou socialistes, le taux s'élève à 75%.

Le PS a clairement un problème de procédure de désignation de son leader comme on l'a vu en 2005 (referendum interne sur le Traité européen), en 2006 (primaires pour désigner le candidat à l'élection présidentielle) ou en 2008 au Congrès de Reims (désignation du Premier secrétaire). Systématiquement, les conflits internes et luttes de pouvoir s'exacerbent en rivalités indépassables et l'unité du parti n'est jamais reconstituée. La modification du système actuel (primaires fermées) apparaît donc une nécessité.

La mise ne place de primaires ouvertes n'est cependant pas la panacée. Elle peut être perçue comme un aveu de faiblesse du PS : incapables de décider seuls, les militants PS doivent demander le secours des militants de toute la gauche. A cet égard, l'incapacité à faire émerger un leader, rôle essentiel de tout part politque, peut être compris comme un vrai dysfonctionnement du PS. Ensuite, les primaires ouvertes renforcent l'hégémonie du PS sur la gauche, notamment dans le cas testé du "candidat unique de la gauche". A quoi servent dans le cas du candidat unique les autres partis ? Si ce sont les militants qui choisissent, à gauche et pourquoi pas à droite, le candidat unique de chaque, alors nous basculons dans un système politique bipartisan, comme cela existe déjà aux Etats-Unis. Ce serait l'aboutissement annoncé de la mise en place du quinquennat. Cela poserait la question d'un grand parti de la gauche, comme l'UMP a vocation a rassemblé les droites.

Le sondage indique également que
Dominique Strauss-Kahn est jugé par 28% le mieux placé pour être désigné lors de primaires ouvertes devant Ségolène Royal (18%). Mais auprès des sympathisants de gauche (25%) ou socialistes (26%), la présidente de Poitou-Charentes est jugée la mieux placée pour remporter la course à la candidature élyséenne.

Sondage réalisé par téléphone les 26 et 27 mars auprès de 1.008 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). L'échantillon des sympathisants de gauche est de 473 personnes et celui des sympathisants socialistes de 242 personnes. otice complète disponible auprès de la commission nationale des sondages.
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 16:02
- Par SurveySay
Dans un article intitulé "Quatre figures socialistes se détachent pour incarner l'alternative" (Le Monde, samedi 3 janvier 2009), Jean-Michel Normand écrit "En portant à sa tête Martine Aubry, le Parti socialiste s'est doté d'une première secrétaire mais il n'a pas encore réglé la question de son incarnation dans l'opinion. En particulier dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012. A travers les sondages, quatre dirigeants socialistes se dégagent nettement ; deux femmes (Martine Aubry, Ségolène Royal) et deux hommes (Bertrand Delanoë, Dominique Strauss-Kahn)."

Effectivement, les différents classements d'hommes politiques réalisés par les instituts de sondages font émerger ces quatre noms au PS. Parmi ceux-ci, l'article oppose les candidates d'action, davantage tournées vers le premier tour (Aubry, Royal) et les candidats de recours, plus à même de l'emporter au second tour (Delanoé, DSK). Ajoutons deux autres séries d'opposition. D'abord, évidemment un clivage hommes-femmes. Ensuite, l'opposition entre la province (Lille, Potou-Charentes) et l'Ile-de France (Paris, Sarcelles).
Remarquons également que Laurent Fabius, ancien candidat PS lors des primaires de 2006, et François Hollande, Premier secrétaire du PS pendant dix ans, sont exclus de ce classement alors même qu'ils affichent plus ou moins ouvertement leurs ambitions pour 2012.
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 16:13
- Par SurveySay
Selon un sondage Viavoice publié par Libération (lundi 8 décembre 2008), Dominique Strauss-Kahn est considéré par les Français comme le meilleur candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 (25%). Il distance Ségolène Royal et Bertrand Delanoë (15% chacun), Martine Aubry (10%) et Benoît Hamon (9%). Laurent Fabius et François Hollande n'obtiennent que 3% chacun. Le Directeur du FMI continue de tirer parti de son éloignement, de sa distance vis-à-vis des luttes intestines du PS.

Sondage Viavoice pour Libération réalisé par téléphone les 4 et 5 décembre sur un échantillon de 1005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 18:00
- Par SurveySay
D'après les résultats d'un sondage Opinion Way pour Le Figaro et LCI (jeudi 27 novembre 2008), 36% des Français préfèrent comme candidate du Parti Socialiste à l'élection présidentielle Martine Aubry plutôt que Ségolène Royal (22%). Surtout, 42% des personnes interrogées ne se prononcent, nouveau signe d’une question très prématurée pour l’opinion (cf. notre post). Parmi les sympathisants socialistes, la hiérarchie est inversée : la présidente de Poitou-Charentes (45%) devance de 10 points la maire de Lille (35%). Remarquons ici aussi une forte difficulté à se prononcer (20%). 

Le Politoscope - Saison3 - Vague13 : Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1061 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence. L’échantillon a été interrogé en ligne sur système Cawi (Computer Assisted Web Interview). Dates de terrain: les interviews ont été réalisées les 26 et 27 novembre 2008.
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 21:06
- Par SurveySay

Selon un sondage Ifop publié dans Le Journal du Dimanche (28 septembre 2008), Dominique Strauss-Kahn est le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012, préféré des Français (34%) devant Bertrand Delanoë (26%) puis Ségolène Royal (19%) et Martine Aubry (12%). Parmi les sympathisants du Parti socialiste, DSK arrive également en tête (30%) En revanche, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, font jeu égal (26%) et distancent Martine Aubry (16%).

L'exil américain ne semble pas nuire au Président du FMI, qui conserve intact son capital politique et distance ses rivaux. Le Maire de Paris parvient davantage à s'imposer dans l'opinion du grand public, qu'au sein de son propre parti où il est au coude à coude avec Ségolène Royal.


Sondage Ifop réalisé par téléphone auprès d'un échantillon de 959 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, du 25 au 26 septembre 2008.
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /2006 11:19
- Par SurveySay

Voici un comparatif entre les dernières intentions de vote réalisées auprès des sympathisants socialistes et les résultats officiels du vote des adhérents du PS. Les écarts sont indiqués en rouge.

 

Résultats officiels

IPSOS

Ifop

CSA

Opinion Way

Ségolène Royal

60,62%

62%

+ 1,38

58%

- 2,62

58%

- 2,62

58%

- 2,62

Dominique Strauss-Kahn

20,83%

27%

+ 6,17

32%

+ 11,17

31%

+ 10,17

36%

+ 15,17

Laurent Fabius

18,54%

11%

- 7,54

9%

- 9,54

9%

- 9,54

6%

- 12,54

Le score de Ségolène Royal a été correctement mesuré. En revanche, comme nous l'avions annoncé, la performance de Laurent Fabius a été largement sous-évaluée (8 à 12 points d'écarts) au bénéfice de celle de DSK.

Les fiches techniques :

IPSOS
Sondage IPSOS pour  Le Point réalisée auprès d'un échantillon de 486 sympathisants du PS issus de deux échantillons nationaux représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus comprenant 1881 personnes. 931 personnes interrogées les 27 et 28 octobre dont 249 sympathisants socialistes. 950 personnes interrogées les 3 et 4 novembre dont 237 sympathisants socialistes. Dates des terrains : 27 et 28 octobre, 3 et 4 novembre 2006.
Echantillons interrogés par téléphone. Méthode des quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d'agglomération et région.

Ifop
Sondage Ifop pour le JDD réalisé auprès d’un échantillon de 716 sympathisants du Parti Socialiste, extraits de deux échantillons de 1967 personnes, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité des échantillons a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Du 2 au 10 Novembre 2006.

CSA
Sondage exclusif CSA pour Profession Politique réalisé par téléphone le 8 novembre 2006. Echantillon national représentatif de 1007 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.


Opinion Way
Étude quantitative réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 404 sympathisants socialistes ayant regardé le débat entre les candidats à l’investiture. Les personnes interrogées ont été sélectionnées à partir d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas (âge, sexe, CSP, région et catégorie d’agglomération). Les individus ont été recrutés au sein de Newpanel, le panel d’OpinionWay, du 3 au 6 novembre, avant le débat. Un questionnaire leur a été soumis dans lequel on recueillait leur intention de regarder le débat, et on leur proposait de répondre ultérieurement à l’enquête. 75% des répondants avaient déjà participé à l’enquête lors des deux premiers débats. L’échantillon a été interrogé en ligne sur système Cawi. Dates du terrain: les interviews ont été réalisées les 7 et 8 novembre 2006, après le débat.

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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /2006 12:32
- Par SurveySay

Le Monde a publié vendredi 9 novembre un article intitulé "Les sondages de sympathisants PS reflètent-ils ce que sera le vote des militants ?" qui analyse les sondages dans la primaire du PS. L'article rappelle ainsi que "vingt-cinq sondages sur la primaire socialiste ont été commandés et diffusés dans les médias depuis septembre. Tous réalisés à partir d'échantillons de sympathisants socialistes, c'est-à-dire de personnes se déclarant proches du PS." Or, comme il a été systématiquement indiqué dans chaque sondage depuis le rappel de la commission nationale des sondages le 12 octobre, ce sont les seuls adhérents du PS qui se prononceront aujourd'hui, jeudi 16 novembre 2006.

La question principale consiste donc à savoir si les adhérents voteront de façon conforme aux intentions de vote déclarées des sympathisants. Le Monde indique ainsi que "Sociologiquement, les deux catégories ne se ressemblent pas tout à fait." Les adhérents ont également sans doute mieux suivi les débats et sont mieux informés des enjeux. Un risque de décalage existe donc entre ces deux populations. Les instituts de sondages ont été contraints d'interroger les sympathisants socialistes, puisque la direction du PS a refusé de rendre public le fichier de ses adhérents. Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande, explique ce choix : "Les militants n'aimeraient pas cela. Et puis, si nous mettions le doigt dans cet engrenage, le parti serait vite soumis à une infernale culture sondagière qui serait catastrophique". La direction n'a pas conduit de sondages internes confidentiels "s'évitant une polémique supplémentaire entre candidats rivaux". Les instituts de sondages auraient pu chercher les militants socialistes. Mais leur nombre trop faible au regard de la population française totale (taux de pénétration) aurait rendu cette recherche trop coûteuse. De même, "la constitution d'échantillons de militants bâtis empiriquement, à la sortie des sections du parti, présentait pour les instituts de sondage un coût et un risque de biais trop important. Et renoncer à sonder n'était pas de bonne politique commerciale..." Certes, les instituts de sondages, comme toute entreprise, sont soumis à des nécessités commerciales. Mais, on peut également imaginer une forme de pression de la part de leurs clients médias, souhaitant alimenter leur couverture des primaires avec les résultats de sondages. Le Monde indique ainsi que "Le Point (Ipsos), LCI et RTL (Sofres) ont redoublé de mises en garde, sans renoncer à publier des sondages sur les sympathisants qu'ils jugent "en soi" intéressants." Au passage, le journaliste n'oublie pas sa paroisse et rappelle que "Le Monde, pour sa part, n'a commandé aucun sondage sur le sujet."

L'interrogation de sympathisants socialistes, choix par défaut devant les difficultés techniques et financières d'interroger les votants, a permis d'approcher la réalité de l'évolution du rapport de force interne. Se pose alors la question de savoir si l'information approximative fournie par les sondages vaut mieux qu'aucune information ? Les tenants de la solution du silence font valoir que les sondages auprès des sympathisants socialistes sont sans valeur et faussent la compétition en exerçant une influence sur les électeurs. C'est le discours tenu notamment par Laurent Fabius (à qui les sondages sont défavorables). Les partisans des sondages affirment que les électeurs font leurs choix en conscience et que les enquêtes d'opinion, aussi imparfaites soient-elles, constituent un élément d'information au même titre que d'autres (les réunions, les débats, les articles de presse...) et dont on ne peut priver les citoyens.

Le vote réalisé aujourd'hui par les adhérents du Parti socialiste viendra en partie clarifier cette situation. On saura demain si leur vote est conforme aux intentions de vote des sympathisants. Si c'est le cas, notamment si Ségolène Royal l'emporte dès le premier tour, les instituts de sondages ne pourront pas être accusés de s'être trompés. Mais, il y a fort à parier que les perdants les rendront au moins en partie responsables de leur échec, regrettant que les votants les aient suivis. Si, à l'inverse, le vote des adhérents est en décalage avec les intentions de vote des sympathisants (ce qui risque d'être le cas notamment pour Laurent Fabius dont le poids au PS est sous-estimé dans les sondages), alors les instituts de sondages verront à nouveau les critiques pleuvoir. Dans tous les cas de figure donc les sondages, demain, seront dans une situation délicate. 

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