Les apports des enquêtes d'opinion
Dans le même article (Fausses vérités et idées reçues de la précampagne présidentielle", Le Figaro, jeudi 12 octobre 2006), Eric Dupin analyse l'idée reçue selon laquelle "Les sondages ne veulent rien dire." Il reconnaît d'abord les insuffisances passés des sondages : "Ils n'avaient pas vu arriver Jean-Marie Le Pen en 2002. Ils avaient enterré François Mitterrand en 1981." Mais, il constate également "les apports des enquêtes d'opinion", notamment l'identification correcte du fait que "que Mitterrand et Chirac étaient en position d'être réélus en 1988 et 2002." Eric Dupin rappelle enfin que "Pour peu que l'on se souvienne qu'une mesure d'intention de vote réalisée très en amont du scrutin est parasitée par de friables effets de popularité, les sondages fournissent de précieuses indications."
Ce discours, en rupture avec celui traditionnellement relayé par les journalistes, présente le mérite de rappeler que les sondages sont des instruments imparfaits, dont la lecture doit faire l'objet d'un apprentissage.