Villiers et ses mauvais sondages
Dans un article intitulé "M. de Villiers "se réjouit" de ses mauvais sondages", Le Monde (Lundi 11 décembre 2006) confirme que "Philippe de Villiers ne décolle pas dans les sondages et voit les intentions de vote en sa faveur osciller entre 2 % et 4 %. Une nouvelle qui, ironise-t-il, le "réjouit, car les sondages se sont toujours trompés". "60 % des Français se décident le dernier mois, et 19 % le dernier jour, soutient-il." Le phénomène n'est pas nouveau, la critique est usée. On peut désormais énoncer ce théorème : l'accusation d'erreur systématique est toujours formulée à l'encontre des sondages par les candidats qui recueillent de mauvais scores.
Pour le président du Mouvement pour la France les électeurs sont "agacés de voir que le système essaie de leur voler le premier tour de l'élection présidentielle avec des sondages qui remplacent le suffrage universel et leur impose le duo Sarko-Ségo". Variante de la première critique : les sondages cherchent à déposséder l'électeur de son droit de vote en lui imposant un choix qui n'est pas le sien.