Interdire les sondages ?
L'article "Sondages, le putsch inaperçu" de Daniel Schneidermann publié dans Libération (vendredi 23 mars 2007) analyse la place des sondages dans le système politique : "La question des sondages est complexe. La solution idéale, dans une démocratie idéale, consisterait à les interdire purement et simplement. Un article de loi pourrait y suffire : «Il est interdit, dans les périodes électorales, d'influencer ou de perturber la libre détermination du corps électoral au moyen de sondages». Nul n'y perdrait. On a bien renvoyé à la préhistoire la débauche criarde d'affiches politiques, sans que nul n'y perde rien, hormis les professionnels concernés."
La proposition consistant à interdire les sondages n'est pas neuve. Elle considère les sondages comme un danger pour la démocratie qui exercerait une influence néfaste sur les électeurs. Cette perception révèle une lecture très méprisante des citoyens, qui écouterait naïvement et sans résistance la voix des sondeurs qui se seraient arroger le pouvoir (d'où l'idée de putsch). Considérons au contraire que les électeurs savent faire preuve de discernement et que les exemples sont nombreux de tapages médiatico-sondagier infructueux (de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 à celle du "Oui" dix ans plus tard).
La proposition consistant à interdire les sondages n'est pas neuve. Elle considère les sondages comme un danger pour la démocratie qui exercerait une influence néfaste sur les électeurs. Cette perception révèle une lecture très méprisante des citoyens, qui écouterait naïvement et sans résistance la voix des sondeurs qui se seraient arroger le pouvoir (d'où l'idée de putsch). Considérons au contraire que les électeurs savent faire preuve de discernement et que les exemples sont nombreux de tapages médiatico-sondagier infructueux (de la campagne d'Edouard Balladur en 1995 à celle du "Oui" dix ans plus tard).
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