Fabius et la valeur prédictive des sondages
Dans un article intitulé "A Perpignan, M. Fabius convoque Jean Jaurès pour marquer sa différence avec Ségolène Royal" (mercredi 25 juillet 2006), Le Monde décrit la visite de Laurent Fabius dans les Pyrénées-Orientales. Le candidat PS refuse toujours de "se référer à "Sainte Sofres ou Sainte Ifop" pour connaître l'avis des militants.", réutilisant ainsi une formule prononcée il y a quelques jours (cf. notre post http://sondages2007.over-blog.com/article-3339838.html). Il a à nouveau réaffirmer sa position : "Le choix doit intervenir sur des bases politiques et non sur des études d'opinion qui n'ont aucune valeur prédictive" . On ne peut qu'approuver cette remarque sur le caractère non-prédictif des sondages. En revanche, la première partie de sa proposition ets davantage sujette à débat. Ne peut-on faire entrer dans le choix du candidat, parmi d'autres critères, notamment des critères idéologiques ou politiques, son score dans les sondages, seul indicateur tangible de sa capacité à l'emporter ?